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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 15:27

 

 

ARCTIQUE ET TAUX DE SUICIDE RECORD CHEZ LES JEUNES

 

 

Connu pour être un peuple d'une grande gaïté et ce en toutes circonstances, les Inuit cachent pourtant bien leur jeu car sous leurs sourires affichés se dissimulent un mal profondément ancré : la dépression ?

Jean Malaurie nous le disait dans ses "derniers rois de Thule", il s'agit en réalité d'un peuple dépressif.

De nombreux facteurs sont en cause, on pourrait notamment accuser les longs hivers polaires ou quatre mois de nuits interminables qui mettent à mal le moral des troupes en permanence. On peut également parler d'"hystérie" polaire, lorsque la tension monte et les cris explosent dûs à des conditions particulièrement rigoureuses, une situation très fréquente et surtout observée chez les femmes. Autrefois soignées à coup de bromure (par les blancs), ces crises conduisaient le plus souvent au meurtre, puis au suicide il est vrai.

La régulation démographique culturelle de ces peuples, où le vieillard sait laisser sa place lorsqu'il n'est plus d'aucune utilité au groupe, la promiscuité, les famines, et les conditions climatiques extrêmes décrites dans les ouvrages datant des années 50/60/70 apportent une explication de plus à ces accès de folie récurrents. De plus, sans avoir réellement peur de la Mort elle-même, les Inuit craignaient surtout et craignent encore les mauvais esprits tant redoutés que seul le chaman sait amadouer...

Mais alors, avec l'arrivée de la vie moderne, du confort, du réchauffement et raccourcissement des hivers, l'arrivée du christiannisme etc... comment se fait-il que le taux de suicide ne diminue pas en Arctique, mais qu'au contraire il ne cesse d'augmenter chaque année ?

De nombreuses études ont été menées tentant d'apporter des réponses à ce phénomène de plus en plus inquiétant et qui continue à prendre de l'ampleur.

En effet, les chiffres parlent d'eux mêmes :

En 2013, on recensait un taux de suicide 50 fois plus élevé chez les Inuit que dans le reste du monde,

au Nunavut, ce taux est 13 fois et demi plus élevé que dans le reste du territoire canadien et ne cesse d'augmenter,

il est trois fois plus élevé en Alaska que dans le reste des Etats-Unis,

et au Groenland on dénombre en moyenne un suicide par semaine.

Or, si autrefois le suicide et les meurtres concernaient jeunes et vieux indifféremment, aujourd'hui se sont les jeunes gens qui sont clairement les plus touchés :

"Chez les Inuits du Nunavut, le taux de suicide est si élevé, particulièrement chez les jeunes, qu’il est l’équivalent de la perte d’une classe et demie d’étudiants chaque année pour une population de 27 000 personnes" (Le Bulletin de l’organisation nationale de la santé autochtone, novembre 2004).

On note également une corrélation entre suicide et vie autochtone, qui se vérifie d'ailleurs dans toutes les autres éthnies indigènes de par le monde : "le taux de suicide chez les autochtones, pour tous les groupes d'âge, est environ trois fois plus élevé que dans la population non autochtone [...] Les cas de suicide chez les jeunes autochtones de 10 à 19 ans sont cinq à six fois plus nombreux que chez les non-autochtones du même âge" nous dit la commission royale canadienne sur les peuples autochtones.

Parmi les raisons possibles, l'arrivée soudaine de la modernisation qui au lieu de soulager les populations autochtones par plus de "confort", n'a fait que les éloigner de leurs valeurs et leurs croyances, créant également un fossé entre les générations.

Sortis de leur vie nomade certes rude mais ancestrale, faite de chasse et de pêche, de cueillette à la belle saison, de déplacement en traineaux à chiens, de regroupement par famille, de rites chamaniques agissant comme de puissants liants intergénérationnels, les Inuit d'aujourd'hui et notamment les adolescents ont bien du mal à trouver leur place dans cette nouvelle société à laquelle ils ne sont pas encore adaptés.

Rappelons que ces communautés sont toujours largement tributaires des allocations et subventions que leur état veut bien leur allouer et que le taux de chômage est très important dans ces communautés autochtones, environ deux à trois fois élevé que chez les populations non autochtones d'un même territoire ! Il en est de même concernant le taux d'échec scolaire et d'incarcération.

Les jeunes désoeuvrés auxquels on renvoit une image américanisante du monde finissent par ne plus savoir quel exemple suivre, celui de la télévision ou celui de leurs ancêtres.

Comment se faire une place dans une société qui nous impose ses idées, et dont l'on n'a pas eu le temps d'adopter tous les codes ?

Un véritable problème de société auquel de nombreuses organisations locales tentent de remédier. Il semblerait d'ailleurs qu'en impliquant d'avantage les jeunes dans la vie de leur villages, par une participation active artistique ou associative, des résultats plutôt positifs se feraient ressentir.

 

Aujourd'hui tous les pays de l'Arctique touchés par le problème (Canada, États-Unis, Norvège, Suède, Finlande, et peut-être même la Russie ?) ont donc tiré la sonnette d'alarme et ont récemment décidé de lancer une vaste série d'études sur le terrain, visant à établir des causes précises à ce taux de suicide grandissant afin d'enrailler ce phénomène dramatique.

Il s'agissait justement du sujet principal évoqué lors du symposium circumpolaire du conseil de l'Arctique 2015 qui s'intéressait cette année au bien être mental des populations autochtones dont voici un extrait :

"Le but ultime est de permettre à l'ensemble des communautés des États de l'Arctique d'apprendre l'une de l'autre sur les pratiques exemplaires en matière de bien-être psychologique et d'explorer des façons de mettre en œuvre ces pratiques de manière appropriée au sein des communautés concernées."

Dans l'espoir que ces multiples recherchent aboutissent à une meilleure évolution pour ces peuples en dérive...

 

 

Sources :

http://www.lapresse.ca

http://www.ledevoir.com

http://agora.qc.ca/thematiques/mort/Dossiers/Inuits

http://ici.radio-canada.ca

http://www.cihr-irsc.gc.ca.

Dessin original signé Annie Pootoogook,

tiré de l'article http://mimiaununavik.blogspot.fr/2015/03/le-suicide-chez-les-inuits.html

 

 

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:27

 

LES "PETITS PEUPLES" DU NORD DE LA RUSSIE

 

C'est sous ce nom que l'on désigne la quarantaine de petits peuples autochtones vivant en arctique russe, et notamment en Sibérie. Le terme "petit" faisant référence à la population toujours plus restreinte de ces tribus, pour la plupart d'ailleurs en voie d'exctinction. Bien trop méconnues encore à ce jour, voici donc un petit listing de ces populations minoritaires, histoire d'y voir clair.

On compte en tout 19 ethnies distinctes, classées par régions et par langages. On peut ainsi les subdiviser en 3 grandes familles : ouralo-sibérienne, altaïque et déné-caucasienne.

La famille ouralo-sibérienne, pour commencer, est la plus ancienne de Sibérie. Elle occupe une place importante dans le nord de la Fédération de Russie. Elle se divise en 5 familles : finno-ougrienne, samodie, youkaghire, eskaléoute et luorawetlane (ou tchoukotko-kamtchatadale) :

  • La famille finno-ougrienne se subdivise en 2 branches : fennique avec les Sâmes en Scandinavie, et ougrienne avec les Khantys et les Mansis en Sibérie occidentale.

  • La famille samodie (anciennement samoyède) compte 4 ethnies au Nord-Ouest de la Sibérie : les Énetses (environ 300 individus seulement aujourd'hui), les Nénetses qui sont la minorité majoritaire de ces peuples avec près de 40000 individus, les Nganassanes (environ 800 personnes) et, plus au sud, les Selkoupes bien peu nombreux également.

  • La famille youkaghire ne compte plus que 2 ethnies totalisant chacune moins de 800 individus : les Youkaghirs et les Tchouvantses en extrême Orient Russe.

  • La famille eskaléoute est établie à la fois en Asie et en Amérique, mais c'est sur le continent américain qu'elle connaît sa plus grande expansion avec 2 peuples emblématiques de l'Arctique : les Eskimos Yupik (Inuit de Sibérie et d'Alaska au nombre de 25000 environ) et les Aléoutes (quelques 2000 personnes de nos jours).

  • La famille luorawetlane fit partie pendant longtemps d'un ensemble hétéroclite appelés "langues paléo-asiates". La branche compte 4 ethnies ressortissant au monde polaire : les Alioutors, les Koriaks (officiellement 8700 personnes), les Kéreks et les Tchouktches (encore près de 15000 aujourd'hui), toutes situées au Tchoukotka et au Kamatchatka. Pour la petite histoire, les Kéreks ont longtemps été assimiliés aux Tchouktches, et ne seraient plus aujourd'hui que 4 !

La grande famille altaïque s'étant sur un vaste territoire Nord oriental, et est représentée dans l'Arctique sibérien par 2 familles : les langues turques parlées par les Yakoutes et les Dolganes, et les langues toungouzes parlées par les Évènes et les Évenks (36000 âmes à eux seuls). Notons que les Yakoutes (ou Sakhas) ne sont pas considérés comme une minorité car la population comptait encore 382.000 individus en 1989.

La grande famille déné-caucasienne, dont la seule famille arctique est dite yénisséïenne , est représentée par 6 petites tribus (les Kets, les Youges, les Kottes, les Arines, les Assanes etle Poumpokole) toutes quasi disparues ou en voie d'exctinction sérieuse et réparties sur un territoire occupant quasiment tout le centre du pays, du Nord au Sud.

Il est bon de rappeler que la plupart de ces peuples sont en voie d'exctinction et qu'ils gardent, malgrès une pression toujours plus grande, leur mode de vie le plus traditionnel possible fait de nomadisme, de croyances animistes et chamaniques, de pêche et d'élevage de rennes pour beaucoup d'entre eux. Conscients de leur situation critique, ils se font représentés politiquement pour faire valoir leurs droits dans leur pays. Le Secrétariat des peuples autochtones du Conseil de l’Arctique (IPS – Arctic Council Indigenous People’s Secretariat) a ainsi pour mission de soutenir les organisations internationales des peuples autochtones, qui ont le statut de participant permanent au grand Conseil de l’Arctique. Citons notamment le RAIPON : Russian association of indegenous people of the North. Mais de nombreuses autres organisations internationales existent afin de soutenir et de représenter au mieux les droits de vie de ces populations en danger, aux cultures anciennes et riches.

Sources : "Le monde polaire - Mutations et transitions" et gitpa.org
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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 12:54

 

Afin de comprendre d'où vient ce nouveau terme, récent d'une dizaine d'années à peine, de "réfugiés climatiques", concernant les peuples de l'Arctique, il faut avant tout s'intéresser au rôle essentiel du permafrost, ou "pergélisol" en français, dans ces régions.

 

Le terme permafrost désigne la couche de glace permanente ancrée dans le sol sur plusieurs mètres de profondeur, qui ne dégèle jamais (en théorie), même pas en été. Dure comme la pierre, cette couche épaisse glacée présente dans la terre sur une majeure partie du Grand Nord, enserre donc comme un étau tout ce qui y pousse.

Forets-ivres.jpgBien sûr les arbres ne poussent plus au-dessus d'une certaine latitude, mais en Laponie notamment, les forêts de pins sont très développées, ainsi qu'en Alaska et en Sibérie.

Or, avec un réchauffement constant et bien trop rapide, et surtout des hivers polaires de moins en moins rigoureux et de plus en plus courts, cette couche de glace est entrain de fondre inévitablement.

La taïga, entre autre, mais c'est avec elle que le phénomène est le plus impressionnant, est très touchée par la fonte du permafrost. Cela donne des images effrayantes d'hectares entiers d'arbres couchés. En effet, les racines qui étaient bien accrochées dans la glace, se retrouvent flottantes sous la terre et donc ne suffisent plus à maintenir l'arbre, qui se couche et meurt progressivement. Une véritable catastrophe écologique... Ce phénomène est appelé "drunken trees", traduisez "la forêt ivre" du fait que les arbres ne tiennent plus debout...


La glace du permafrost, en fondant, créé ainsi des milliers de petits étangs, de zones marécageuses, et de nombreux lacs, transformant consirablement le paysage et la nature du terrain, ce qui perturbe forcément les animaux dans leurs habitudes, déjà déstabilisés par l'empiètement de l'Homme sur leur territoire.

Bientôt ils ne seront plus capables d'évoluer dans cette jungle pâteuse et marécageuse, et seront bien obligés de venir chasser plus près de la civilisation, où bien entendu ils se feront tuer sans ménagement !


images 2Autre problème dû à la fonte du pergélisol, cette glace vieille de milliers d'années retient des tonnes de méthane, qui en fondant libère ce gaz dans des proportions évidemment très dangereuses.


Je vous invite également à lire l'article de Charles Magnier, qui traite des conséquences de la fonte du permafrost sur la montagne, et sur les Alpes principalement : link


 

Voilà pour l'explication de base du permafrost, essentiel donc à l'écosystème Arctique.

Mais il sert également de base de construction aux différents édifices, ainsi qu'à la plupart des maisons de ses populations.

Il faut savoir que les habitations nordiques sont essentiellement construites à même la roche, sans IMGP0754terrassement, comme c'est le cas partout ailleurs dans les régions tempérées.

Autrement dit, des maisons construites sur un sol censé être gelé, et qui d'un coup se met à dégeler, cela a pour conséquence des effondrements de plus en plus nombreux et inéluctables.

Des villages entiers et leurs populations victimes du réchauffement climatique, qui non seulement perdent leur maison, mais ne peuvent surtout pas reconstruire sur ces mêmes bases, puisque le sol en Arctique est de toute façon désormais voué à être de plus en plus instable.

Là où ça se complique, c'est que dans des cas comme celui-là, c'est aux autorités de prendre en charge les victimes de ces catastrophes naturelles, or les dirigeants se rejettent tous la balle !

Tout d'un coup, comme par hasard, plus personne ne semble vouloir revendiquer ces territoires dont les enjeux géopolitiques et les appartenances restent encore extrêmement complexes.

Il faut savoir que la réhabilitation d'un village entier coûterait à lui seul environ 1 million de dollars ! Or ce seront bientôt des milliers de vilages dont il faudra s'occuper.

 

La question se pose donc : que deviendront alors tous ces réfugiés climatiques dans les années à venir ?

 


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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 12:06

 

On a souvent tendance à penser que les habitants du Grand Nord sont uniquement les Inuits.

Voici donc une petite liste de toutes les populations dites autochtones dans ces régions nordiques :

 

La population Inuite, les descendants de la culture dite de Thulé*, est effectivement la plus représentée sous les latitudes polaires Nord, car elle est la plus ancienne, et sûrement la première à avoir réussi à survivre et à s'adapter à ces conditions extrêmes. Les Inuits vivent essentiellement au Groënland et dans le territoire du Nunavut (drapeau ci-dessous).

800px-Flag_of_Nunavut.svg.pngA l'origine, il semblerait que les Inuits viennent de populations asiatiques qui auraient migré vers l'actuel Nord du Canada et la Terre de Baffin. Ils se seraient alors retrouvés confrontés au peuple Amérindien, lesquels avaient déjà très largement investi leur territoire. C'est ainsi que ces migrants asiatiques se seraient contentés des régions plus septentrionales, étant par ailleurs jusque là absolument désertes et encore non revendiquées. Seuls les vikings étaient déjà présents au groënland, venus de la Scandinavie vers 980, avec Erik LeRouge.

 

Mais tout au long du cercle polaire Arctique on dénombre aussi une dizaine d'autres peuples, comme les Tchouktches, qui sont principalement des éleveurs de rennes.

On trouve les Tchouktches dans la partie Est de la Russie, qui comprend également le Kamchatka.

Dans cette région de l'Extrême-Orient Russe, les Tchouktches font partie des populations minoritaires, au même titre que les Iakoutes, les Esquimaux, les Aléoutes et les Evennes, par ailleurs également éleveurs de rennes.

 

Il y a aussi les Ewenkis, ou Evenks, peuple sibérien. Leur langue est l'Evenki, ou Toungouse. Ils font partie des populations à identité chinoise, et ont été recensés à 30 000 individus en 2000.

 

Eskimo_Family_NGM-v31-p564-2.jpgLes Inupiats, ou Inupiks, eux vivent au nord de l'Alaska. Ils parlent l'Iñupiak, une des ramifications des langues Eskimo-Aléoutes.

La principale ressource de ce peuple est la chasse traditionnelle à la baleine. Les Aléoutes Inupiats sont restés nomades jusqu'aux années 1950. (On peut voir ci-contre une famille traditionnelle Inupiat.)

 

Les Nénètses ensuite, ou Nenets, sont un peuple "samoyède" de Russie.

Le terme samoyède faisait à l'époque référence au soit-disant cannibalisme de ce peuple, mais a été rapidement abandonné pour laisser place au mot actuel Nénèt qui veut dire "Homme".

Les Nénètses sont encore très répandus au Nord Ouest de la  Sibérie, et plus précisément dans la péninsule de Lamal.

Il s'agit d'une population nomade, vivant à la fois de la pêche et de la chasse, mais également de l'élevage de rennes avec lesquels ils effectuent chaque année de grandes migrations.

 

Les Yupiks (ou Yupiit) occupent eux le Sud-Ouest de l'Alaska, et parlent cinq langues issues de l'embranchement Eskimo-Aléoute. Ils ont longtemps été confondus avec leurs parents aléoutes, et se sont par la suite auto-dénomés Yupiit, terme composé de Yuk signifiant "personne" et de Pik "vraie".

Ce peuple passait traditionnellement  la belle saison dans un camp pour pêcher, et l'hiver dans des habitats plus confortables, regroupés en sorte de villages.

 

800px-Sami_flag.svg.pngEn Laponie, les Samis ou Saami, recouvrent un large territoire, tout le nord de la Suède, de la Finlande et de la Norvège, ainsi que la Péninsule de Kola en Russie.

Ils parlent des langues d'origine finno-ougrienne, et sont un des plus grands groupes indigènes d'Europe. On les appelle souvent, par facilité, les Lapons.

Aujourd'hui une minorité des Saami vit encore de la pêche, ou de l'élevage de rennes en suivant leurs migrations à travers la toundra norvégienne.

Costumes_Saami.jpg

Tenue traditionnelle Saami

 

Enfin, un peu moins connus et représentés, vivent aussi en Arctique les peuples Khantys (au Nord de la Russie et dans le Nord-Ouest de la Sibérie),  Koriaks (habitants du Kraï du Kamtchakta, proches des Tchouktches), et Youkaguirs  (peuple de Sibérie vivant dans le bassin de la rivière Kolyma).


                        Ancienne maison inuite

IMGP0890Pour tous ces peuples indigènes répertoriés dans l'Inuit Circumpolar Council, la vie moderne ainsi que les grands bouleversements climatiques de ces dernières années ont changé beaucoup de choses dans le quotidien de ces hommes et de ces femmes, sans jamais pour autant sembler modifier leurs cultures et croyances.

En effet, même si la plupart des ces populations a fini par adopter par exemple la religion majoritaire de leurs territoires, tous continuent de pratiquer, certes à moindre dose, le chamanisme et les différents cultes voués aux forces de la Nature et des Animaux.

Les légendes ancestrales de ces grands peuples perdurent à travers les générations, malgré l'adaptation aux changements présents.

Il est par exemple bien rare aujourd'hui de voir encore des inuits fabriquer des igloos, ou évoluer en traîneaux plutôt qu'en motoneige, sauf occasionellement pour ravir le touriste de passage !

 

 

 

*En comparaison avec le culture "Dorset". Voir article Wikipédia.fr

Sources et photos : Wikipédia.fr

 

 

 


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