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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 19:15

 

Une question que l'on aime bien poser aux enfants lors de nos présentations sur l'Arctique :

   combien existe-t-il de pôles d'après vous ?


Réponse courante chez les élèves, ainsi que chez les enseignants : deux ! Et oui, chacun pense naturellement au pôle Nord, et donc bien sûr à son opposé en Antarctique, le pôle Sud.

Voici pourtant la bonne réponse, il en existe en réalité dix !

Huit pôles terrestres, 4 au Nord et 4 au Sud, plus 2 pôles célestes, tous bien méconnus ! Les voici en détail pour ne plus les oublier désormais...

Nordpole.png

1 Les pôles géographiques :

ce sont les plus connus dans la représentation collective, car plus faciles à situer que les autres, ils représentent les points précis du globe où se rejoignent tous les méridiens. Ils forment les extrémités "physiques" de l'axe de rotation de la Terre.

Ils sont aussi respectivement le point le plus au Nord, ET le plus au Sud de la planète, soit à exactement 90° de latitude.

 

2 Les pôles magnétiques :

on les appelle également les "vrai pôles", par opposition aux pôles géographiques, et on ne connait leur existence que depuis le 11ème siècle. Ils sont les pôles vers lesquels tendent toutes les aiguilles de toutes les boussoles du monde ! Ce sont donc ces deux points magnétiques qui servent en navigation pour se diriger. Autre chose importante, ces pôles "se déplacent", ils ne sont pas statiques, et progressent de quelques dizaines de kilomètres chaque année. Au Nord, il a déjà franchi la côte canadienne. A quand donc un pôle Sud magnétique... en Australie ?!

D'ailleurs, cette dérive des pôles oblige les aéroports du monde entier à renommer régulièrement leurs pistes, puisqu'elles sont numérotées en fonction de leur orientation !

Et selon certaines études, le réchauffement global climatique pourrait avoir une influence dirècte sur la rapidité inhabituelle avec laquelle cette dérive se fait ces dernières années : à lire sur ce sujet.

 

Chaque astre possède  sa propre rotation axiale :

axial-tilt-planets.jpg 

3 Les pôles géomagnétiques :

on les détermine par un calcul, car ils suivent le tracé des pôles magnétiques, ils sont donc généralement plus proches de ceux-là que des pôles géographiques. C'est autour de ces pôles que l'on a le plus de chances d'admirer les fameuses aurores boréales et australes, ils forment ainsi la zone dite "aurorale" car ils correspondent au point de convergence des particules émanant des vents solaires entrant dans la haute atmosphère terrestre. On les situe entre 65° et 75° de latitude.

 

4 Les pôles de l'inaccessibilité :

il ne s'agit pas là d'un phénomène physique précis, mais d'une construction géographique. Ils se trouvent tous les deux à 83° de latitude, à plusieurs centaines de kilomètres des pôles géographiques. Comme son nom l'évoque, le pôle Nord de l'inaccessibilité est le point le plus éloigné de toutes côtes terrestres, et il s'est donc écoulé beaucoup de temps avant qu'il ne soit enfin atteint pour la première fois en 1958 par un brise-glace soviétique.

Le pôle Sud de l'inaccessibilité, lui, est sans doute le point le plus inhospitalier de la planète de par son altitude élevée (3700m), et surtout il est bien plus difficile à situer puisqu'il est compliqué de déterminer avec précision les côtes "solides" sur ce continent de glace. C'est donc après de nombreuses discutions que l'on a fini par lui trouver sa place définitive, encore une fois découverte par les soviétiques en 1958, endroit où trône encore aujourd'hui une statue de Lénine !

 

5 Les pôles célestes :

Steve_Ryan_-_Stars_around_Polaris_-_Day_62_-by-sa-.jpgils sont des références importantes en astronomie et en géographie. Ils représentent les points de la sphère céleste vers lesquels pointe l'axe de rotation de la Terre, qui n'est pas fixe non plus et se déplace avec le temps, points autour desquels le ciel et les étoiles semblent donc tourner ! Leurs latitudes sont de 90°, dans le système de coordonnées équatoriales (ou célestes).

Pour repérer le pôle Nord céleste par exemple, les astronomes se réfèrent à l'étoile polaire, étoile brillante actuellement la plus proche de ce pôle.

Tandis que le pôle Sud céleste joue encore une fois les mystérieux, puisqu'aucune étoile particulièrement brillante et donc facilement repérable, ne lui correspond précisément !

 

...Notons que quelques rares explorateurs  ont réussi à collectionner plusieurs de ces pôles, en tout cas pour ce qui concerne les pôles terrestres bien entendu !

 

 

 

 

 

Sources :

http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr

http://fr.wikipedia.org/

http://www.astronoo.com/fr/articles/inclinaison-planetes.html

 


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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:30

 

L'ARCTIQUE A LA UNE !


Quand on cherche la définition de l’Arctique dans le Larousse par exemple, on trouve la phrase suivante : « Relatif au pôle Nord et aux régions environnantes ».

L’avantage, c’est qu’on sait désormais que l’Arctique est au Nord, et donc, l’Antarctique par opposition, est au Sud ! On sait aussi que cela concerne les régions environnantes, c’est donc une région, plutôt vaste… Posons le dictionnaire et allons voir de plus près de quoi il s’agit !


D’où vient ce nom ?

nounours-1770bis.JPG

En Grec, ARKTOS signifie « Ours », et c'est donc parce que la constellation de la petite ourse indique toujours le Nord (céleste), que l'on a nommé cette région ARCTIQUE.

A l’opposé, nous avons donc l’ANTarctique, (ANT = privé de) qui porte bien son nom puisqu’elle n’abrite aucun ours sur sa terre !

D’ailleurs, l’autre nom de l’Arctique est : TERRE DES OURS !


Oui, mais l’Arctique ça s’étend jusqu’où ?

Il y a plusieurs façons de délimiter la zone Arctique.

     - La première des choses, et la plus importante, c’est que l’Arctique n’est pas un continent cart-2.jpgcomme son confrère polaire l’Antarctique. L’Arctique, lui,  est une immense région gelée au sein même de l’océan glacial Arctique (à l’opposé c’est l’océan Austral qui entoure l’Antarctique). Ce que l’on pourrait penser être une terre, puisque recouvert de neige toute l’année (pour l’instant), n’est en fait qu’une immense banquise (océan gelé) plus ou moins étendue suivant les saisons (réduite en été autour du pôle Nord), et entourée de l’océan Arctique.

     - Une autre des délimitations les plus simples est de dire que tout ce qui se trouve à l’intérieur du cercle polaire Arctique (66° latitude nord), représente la zone Arctique.

     - Une autre, enfin, peut-être un peu plus précise, mais plus complexe, explique que fait partie de l’Arctique, toute région située à l’intérieur de l’isotherme 10°C en juillet. Pourquoi ? Parce que cela correspond à la température  minimale à partir desquels les arbres ne poussent plus.


C’est qu’il doit faire sacrément froid ?!

flocon-neige.jpgLes températures dans les terres et sans vent, peuvent effectivement atteindre -40°c. En présence de vents que l’on appelle catabatiques (qui descendent des pentes gorgées de neige et de glace, à des vitesses folles de 160km/h, parfois même jusqu’à plus de 300km/h en Antarctique !), la température chute donc très rapidement et dangereusement.

Sur les côtes, les températures sont un peu plus modérées, c’est d’ailleurs là que les populations se sont ancestralement installées.


Qui vit en Arctique ?

De nombreux peuples vivent en Arctique, et ce depuis très longtemps !

On retrouve les très connus Inuit (qui veut dire « les gens ») au Groenland, Alaska et Canada ; les Samis - Sâmes – Lapons qui vivent en Laponie ; les Nenets et les Iakoutes en Sibérie, etc… 

Tous ces peuples ont vécu pendant de trèsInuit-Kleidung 1 nombreuses décennies de la chasse, de la pêche, et de la cueillette. Même si la flore en Arctique se restreint à des arbustes et des plantes de petite taille, on y trouve des baies très appréciées ainsi que des herbes qui égayent le quotidien culinaire des habitants.

Au cours de notre trek au Groenland nous avons pu côtoyer des tourbières peu propices à la culture, on ne trouve ainsi quasiment pas de jardins en Arctique et la majorité des aliments proviennent de l’importation (Danemark). Il ne faut pas oublier en effet, que le sol sous ces latitudes reste gelé en permanence (pergélisol), ou presque !


Quand a été découverte cette région ?

  Frise

Tout a commencé bien avant Jésus-Christ, en -330, lorsque l’explorateur Grec Pythéas part naviguer dans les eaux du Nord et s’approche de l’Islande... Mais il y eu ensuite de nombreux explorateurs à la conquête de ce vaste océan.

   Et il faudra attendre 982 pour qu’Erik Thorvaldson (dit Erik le Rouge) ne s’enfuie en direction du Groenland et s’y installe. A cette période, les colonies Vikings s’en prennent violemment aux peuples du Groenland.

   En 1909, Robert Peary déclare être le premier à avoir atteint le pôle Nord, sauf qu’il n’en ramène aucune preuve concrète !

   En 1926, Roald Amundsen choisit un dirigeable pour survoler le pôle Nord.

   En 1937, Ivan Papanine pose son avion sur le pôle Nord !

4.jpgUn peu plus typique, en 1951 Jean Malaurie atteint le pôle Nord géomagnétique en traineau à chiens, tandis que Wally Herbert atteint lui le pôle Nord géographique avec le même mode de transport.

Près de 60 ans après la France, les peuples de l’Arctique se dotent de la télévision en 1990.

Plus récemment, en 2010, Jean Louis Etienne traverse l’Arctique en passant par le pôle Nord en Montgolfière, et en 2013, Faysal Hanneche, un jeune Valentinois atteint le pôle Nord en ski et pulka !


Elle continue d’être explorée ?

Bien sûr, comme on vient de le voir, l’Arctique attire les plus grands sportifs, les amoureux de la nature, les aventuriers et les vacanciers en recherche de sensations extrême !

Il ne faut pas oublier que cette région abrite un fragile écosystème, et que l’empreinte de l’homme ne passe jamais inaperçu. En tout cas, elle est de plus en plus connue et reconnue comme région digne d’intérêt, puisque menacée


Et les animaux dans tout ça ?

On a vu qu’il y avait des ours polaires, mais il y a aussi unemaquette_animaux_polaires.jpg très grande variété d’animaux qui survivent dans cette région si inhospitalière ! Parmi eux on retrouve les phoques, baleines, renards, lemmings, lièvres, loups, caribous, bœufs musqués, ainsi que de très nombreuses espèces d’oiseaux, d’insectes et crustacés.

Une région où la faune et la flore sont très riches, fragiles et diversifiées, notamment avec des espèces que l’on ne retrouve nul par ailleurs !


Le réchauffement climatique ne doit pas les aider ?

Il est certain que la hausse des températures influe sur le mode de vie de ces animaux habitués au froid intense. Les ours se rapprochent de plus en plus des habitations à la recherche de nourriture qu’ils ne peuvent plus chasser, faute de banquise… Leur poids diminue dangereusement, mettant en péril l’espèce toute entière qui, en dessous d’une certaine masse, n’est plus en capacité de se reproduire.

Ce climat changeant modifie les comportements, les lieux de vie de tous les animaux du Grand Nord…

homme-terre.jpgPar ailleurs, moins de terres gelées, c’est aussi une étendue plus vaste disponible en permanence pour l’Homme, les zones où les bêtes se sentaient « protégées » diminuent de plus en plus. Prenons l’exemple des rennes en Laponie, l’urbanisation des espaces ne permet plus aux troupeaux de vivre sur un territoire exempt d’influence humaine, la quantité de pâturages diminue…

Les peuples de l’Arctique savaient spontanément gérer leur capacité de chasse pour ne pas menacer les espèces. Avec le mélange des cultures, le tourisme en développement, les mentalités changent au profit de la modernisation, et au détriment des croyances et traditions.


Que font les hommes ?!

L’être humain pense en terme de richesses, d’exploitations, de gain financier. Ainsi, les grandes puissances actuelles ont les yeux braqués vers le grand Nord qui est une réserve de ressources en matières premières non négligeable.

Chaque pays tente de tirer les frontières de l’Arctique vers lui pour étendre ses zones navigables, étendre les possibilités de forages, etc… Tout ceci ne peut avoir qu’un impact dramatique sur l’environnement et sur la préservation de la faune, de la flore, ainsi que des peuples autochtones.

Le réchauffement climatique est l’affaire de tous puisque ce sont les habitants du Monde entier qui contribuent à la production massive de gazs à effets de serre, et finiront également par ressentir les conséquences de la fonte des glaces polaires.

Notre façon de consommer, de nous déplacer, de ne pas voir ce qu’il se passe à des milliers de kilomètres... est au cœur du problème.

Certaines associations, certains pays font des efforts pour lutter contre cette façon égocentrique de penser, et donc contre la dégradation pure et simple de la qualité de la Vie sur terre, qui passe indubitablement par celle des pôles, si utiles à la régulation planétaire.


Quel avenir alors ?

Il est important que chacun prenne conscience qu’il a un rôle à jouer et que chaque action individuelle améliorera collectivement la qualité de l’air, diminuera cette courbe en folie de la production des gaz à effets de serre, et limitera la fonte des glaces polaires (notamment la banquise Arctique).comment-participer 0

Les états ont conscience des dégâts que causerait l’exploitation de l’Arctique, c’est d’ailleurs pour cela que des colloques, des conventions, des débats, donnant naissance à des textes de loi, ont lieu régulièrement. L’Arctique n’est pas encore une zone protégée comme l’Antarctique, mais l’idée existe...

Il est certain qu’un certain nombre d’espèces sont menacées par ce réchauffement climatique et par notre développement, mais des réflexions voient le jour et à chacun de s’approprier ces mesures et de changer un peu sa vision des choses et son mode de vie !


**************************

 

http://terreadelie.sblanc.com/pages/lexique-polaire.htm

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/arctique/5103?q=arctique#5077

http://www.institut-polaire.fr/ipev/les_regions_polaires/arctique/historique

http://www.cosmovisions.com/ChronoPolesExploN.htm

http://www.larousse.fr/encyclopedie/autre-region/Arctique/106015


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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:07

 

WRANGEL ISLAND

 

Laissez-nous vous présenter une de ces nombreuses îles dont regorge l'océan glacial arctique, celle-ci est russe ! Elle dépend plus précisément du district du Tchoukotka.

Pour vous donner une idée, sa superficie est de 7608 km² (quasiment celle de la Corse) et elle se situe entre la Mer de Sibérie orientale et la Mer des Tchouktches, à 140 km des côtes sibériennes.

diskarluk.gif

 

Pour la petite histoire, cette île magnifique - vous aurez droit à un petit tour d'horizon tout à l'heure - porte le nom d'un homme qui ne l'a jamais trouvé et n'y est jamais allé non plus ! Et oui, l'explorateur russe Ferdinand Von Wrangel, tenta en vain au cours des années 1820 de trouver cette fameuse île dont il savait l'existence, sans jamais avoir réussi à y poser le pied.

Ses suppositions venaient de l'observation du vol de certains oiseaux qui semblaient partir dans cette direction, ainsi que des conversations qu'il avait put avoir avec le peuple Tchouktche. Malgré son échec, on octroyât à l'île le nom de celui qui l'avait tant chercher, un bien bel hommage !

 

Mais c'est seulement en 1867 que des baleiniers américains  la découvrirent réellement.

S'en suivirent tout un tas de revendications, d'abord des américains, puis durant la guerre, des islandais, russes, canadiens... Tout est bon pour mettre de côté de nouveaux territoires stratégiques.

En 1924, ce sont les soviétiques qui ont le dernier mot, et par la force bien entendu, en expulsant au passage les quelques Inuit installés là par les américains un an plus tôt...

Quelques années plus tard, l'URSS fonde alors une colonnie permanente sur l'île, un poste commercial et une station météo.

Et c'est en 1990 que le traité frontalier est signé entre les Etats-Unis et l'URSS, mettant ainsi fin à toutes ces petites disputes !

 

Très bien, maintenant que le décor historique est planté, partons faire la visite des lieux...

imaginez une île naturelle (si si, il en reste), montagneuse en grande majorité avec un point culminant à 1093 m, alternant pour le reste de ces paysages entre vastes plaines de toundra et zones de grands lacs et cours d'eaux (parfois atteignant 50 km de long), lagons, plages, maraîcages et falaises, le tout dans une ambiance brumeuse à souhait, et quasi déserte... Difficile de faire plus varié !Wrangell-St-Elias-National-Park.jpg

 

Une bonne nouvelle pour cette terre sauvage, en 2004 elle devient une réserve et entre ainsi sur la liste du patrimoine de l'UNESCO ! Et pour cause...

sovets10.jpg

Le mont Sovetskaya (1096m)

L'île représente un écosystème rare, précieux et très ancien, qui date du Quaternaire, dont la végétation, la formation géologique et la faune sont très fragiles car ont mis de très nombreuses années à s'y adapter. Il semblerait d'ailleurs qu'il s'agisse du dernier endroit à avoir abrité le mammouth laineux !

L'île regorge aussi d'espèces endémiques, dites "de Wrangel", différenciables de leurs homologues continentaux, de par leurs comportements notamment, tels le harfang des neiges (sorte de hibou polaire), le renne et le lemming.
wrange11.jpgLa Réserve de l’île Wrangel jouit du plus haut niveau de biodiversité dans le haut Arctique. Elle est également l’aire de nidification de la seule population asiatique de l'oie des neiges, dont la population est en chute libre... Ses eaux attirent aussi la baleine grise, alléchée par ses zones riches et qui fait le déplacement depuis le Mexique rien que pour s'y nourrir !

En somme, un paradis pour de très nombreux animaux, notamment des centaines d'espèces d'oiseaux migrateurs, des morses, et surtout des ours polaires, avec la plus haute densité de tanières ancestrales pour ce seigneur blanc de l'Arctique !

 

Pour finir, cette île qui joue le rôle de témoin de la diversité et de la richesse du patrimoine polaire, vient juste de s'ouvrir au tourisme... Et oui, ce phénomène est tout récent puisque la première saison touristique n'a eu lieu qu'en 2013 !

Espérons que cela ne change en rien ce sanctuaire naturel.

 

 

Sources :

Wikipédia.fr

UNESCO.org

larussiedaujourdhui.fr

http://www.nationalpark-adventures.com/

tout-sur-google-earth.com


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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 12:45

 

liquidateur-fukushima-masque-anti-contamination.jpgQuestion à 1 million de dollars : Quel est selon vous l'endroit le plus pollué au monde ?

Petit indice, ça se passe dans le Nord bien sûr !

Réponse ? Et bien il s'agit d'un lac, et il se trouve en Russie...


Alors, sortez vos masques et vos combinaisons anti-radiations pour cette visite pas comme les autres, au pays de la radioactivité : Bienvenue au lac de KARATCHAÏ.


riviere_tetcha.jpgC'est un petit lac naturel alimenté par la rivière Tetcha, peu profond et d'une surface de 45 Hectares environ, qui se trouve au Sud de la chaîne de l'Oural, dans la Russie occidentale.

Mais comment une aussi petite surface peut elle être la plus contaminée de la planète ?


Facile pour les russes ! A partir de 1951, et pendant des décennies, il a suffit à l'Union Soviétique de déverser et de stocker dans ce lac des tonnes de déchets radioactifs venus de MAÏAK, un complexe nucléaire russe destiné dans les années 40 à fabriquer du plutonium. Voilà le secret pour détenir encore à ce jour le record mondial toutes catégories confondues de la zone la plus radioactive de la Terre !


Quelques petites données chiffrées sur cette pollution, histoire de s'en faire une idée plus précise ?

dechets-nucleaire-russe-tnt27.jpgLe lac a accumulé au cours des années 4,44 extrabecquerels de radioactivité.

En comparaison, Tchernobyl avait relâché dans l'air entre 5 et 12 extrabecquerels de radioactivité, mais sur un périmètre beaucoup plus étendu ! Proportionnellement, la dose de radiation contenue et concentrée sur une aussi petite surface que le lac Karatchaï est donc beaucoup plus importante que cette catastrophe d'une ampleur déjà rarissime !
Le niveau de radiation dans la région est de 155 C/kg (Coulomb par kilogramme, qui est une unité de d'exposition) par heure, soit plus que la dose létale suffisante pour tuer un humain en une heure !


Pour la petite histoire, le lac n'a cessé de s'assécher depuis les années 1960, passant d'une surface de 0,5 km² en 1951 à 0,15 km² en 1993.

En 1968, en pleine période d'une importante sécheresse, un vent violent emporta les sédiments contaminés du lac sur la région voisine d'Ozersk, et irradia ainsi un demi-million de personnes.


lac_karachay.jpgAfin d'éviter que cela ne se reproduise, 100 000 blocs de bétons ont été jetés au fond du lac entre 1978 et 1986. Mesure bien dérisoire semble-t-il...

En effet, à chaque nouvelle crue c'est la rivière Tetcha qui est contaminée par les eaux du lac, et à chaque nouvelle vague de canicule que  les incendies de forêt et de tourbières menacent le centre de retraitement et de stockage des déchets nucléaires de Maïak, où l'état d'urgence a été décrété par les autorités russes en 2010, car ces incendies pourraient avoir causé des ré-envols et transferts de particules radioactives dans l'air.

Quand on sait le temps qu'il faut aux matières radioactives pour disparaitre, on se doute qu'on n'a pas fini d'entendre parler de cette région de la Russie, malheureusement pour de bien tristes raisons...

 

Amandine


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Sources :

librepalabre.wordpress.com
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/maiak.html
http://www.dissident-media.org
http://www.astrosurf.com/luxorion/mer-depotoir-refuge.htm
Anaël Bordeau pour http://troublanc.wordpress.com/

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 13:31

 

Aujourd'hui au programme, petit voyage au coeur de l'Arctique, direction le sud de l'Alaska, et plus précisément l'île Kodiak ! Dépaysement garanti, embarquement immédiat !

kodiak2.JPG

 

Commençons par le commencement :

L'île Kodiak est une île américaine, et la plus grande d'Alaska, avec une superficie de près de 9000 km². Elle est surtout l'île principale de l'archipel portant son nom ! C'est une terre très montagneuse, recouverte de vastes forêts, devenant de moins en moins denses au fur et à mesure que l'on se rapproche du Sud.

Accessible en bateau toute l'année par ses nombreuses baies profondes, l'île est réputée pour ses eaux poissoneuses, dont la célèbre rivière Karluk qui est connue pour ses importantes remontées de saumons.

3066219863_2_7_uGUGUTUX.jpgL'île abrite de nombreuses espèces endogènes végétales et animales, dont les plus réputées sont le crabe royal Kodiak, et bien sûr le très célèbre ours Kodiak (ursus arctos middendorffi). Cet ours est en effet avec l'ours polaire, le deuxième plus grand carnassier terrestre. Cette sous-espèce de l'ours brun doit son impressionnante stature à son alimentation constituée essentiellement de saumons bien gras, et d'un peu de végétation. Il peut même à l'occasion lui arriver de s'attaquer aux élans. Il pèse environ 500 kilos et peut mesurer jusqu'à 3 mètres de haut dressé sur ses pattes arrières ! Cette espèce est désormais protégée, et dénombre environ 3500 individus, chiffre en constante augmentation depuis une vingtaine d'années.

D'ailleurs en grande partie, l'île est classée réserve naturelle nationale.

Ville principale de l'île : Kodiak ! Etonnant, non ?!

Activités principales : la pêche bien sûr, au saumon, flétan et crâbe, l'élevage, et l'exploitation forestière.


L'île de Kodiak abrite également une base de lancement utilisée pour des tests de missiles balistiques, ainsi qu'une grande base de l'US Coast Guard.


Un peu d'histoire maintenant :

map-culture-yupik.pngLes tous premiers occupants de l'île étaient les Koniaga, peuple indigène côtier, du même embranchement que les Yupik (ou Alutiiq) qu'on retrouve encore aujourd'hui au Sud de l'Alaska. Peuple de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs.

Ensuite, les premiers à explorer cette terre sont des marchands de fourrures russes, en 1763. Plus tard en 1784 c'est le grand explorateur russe Grigori Chelikhov, qui créa la toute première colonie, au fond de la baie "des Trois-Saints". En 1792, cette colonie fût déplacée vers l'actuelle ville principale de Kodiak, qui devint alors la capitale du commerce de la fourrure pour l'Amérique 220px-Kodiak.jpgRusse. En effet, l'Alaska est restée russe jusqu'en 1867 où elle fût vendue aux Etats-Unis pour 7 millions de dollars. Après cette vente, les américains ont donc commencé à investir toute l'île, vivant de la chasse et de l'élevage de renard principalement.

Mais il y eut de nombreuses catastrophes naturelles, comme l'éruption du volcan Novarupta (sur la partie continentale de l'Alaska) qui a recouvert en 1912 de cendres brulantes la plupart de l'île, tuant beaucoup de gens, ainsi qu'un important tremblement de terre en 1964, suivi par un tsunami destructeur.

L'archipel compte à ce jour 14000 habitants.

 

La culture Kodiak :

740kodiak2.jpgIl existe une extraordinaire collection de masques issus de l'île Kodiak et rapportée par l'ethnologue Alphonse Pinart lors de son expédition en Alaska en 1871. On peut admirer ses masques uniques au monde qui sont exposés au château-musée de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Autre découverte fascinante, celle de drôles de moeurs !
Les Amérindiens Koniagas pratiquaient en effet le concubinage masculin. C'est-à-dire qu'une mère Kodiak choisissait son plus beau et plus prometteur fils, l'habillait et l'élevait comme une fille, ne lui enseignant que les tâches domestiques, le gardant pour les travaux féminins et l'associant aux autres femmes et filles du village dans le but de le rendre complètement efféminé. Et d'après Richard Francis Burton dans son livre Terminal Essay, arrivé à l'âge de l'adolescence, le garçon était alors marié à un homme vigoureux qui considèrait un tel compagnon comme une grande acquisition. Pratique également étudiée chez certains Inuit où un jeune garçon peut être choisi pour devenir une femme, et inversement.

 

Problèmes de déforestation :

Ah la forêt côtière nord-américaine... Un écosystème rarissime ! Et oui, le saviez-vous (?) mais on nomme cette zone "forêt pluviale tempérée" (ou encore ombrophile !) car, tout comme la mangrove ou les forêts tropicales, elle se caractérise par une humidité ambiante.

alaska-forest.jpgCette forêt n'est pas seulement extrêmement rare, elle représente aussi  probablement l'écosystème le plus gravement menacé sur Terre, et constitue plus de la moitié des forêts pluviales tempérées du monde.

En effet, l'accessibilité des côtes ainsi que le bois de ces arbres de très haute valeur ont facilité grandement le travail des bûcherons locaux.

En Alaska, la propriété des terres forestières est très complexe, et cela ne facilite en rien leur protection face à la croissante déforestation.

Sans perturbations liées aux activités humaines, il faut savoir que les arbres de ces forêts nord américaines pourraient vivre plus de 1000 ans...

--> A lire à ce sujet : link

 

Amandine

 

Sources images :

http://www.manche-ouest.org

http://wapilechat.skyrock.com/

http://www.alaskanativearts.org/explore-cultures-yupik

http://www.wikipedia.org

http://www.exporevue.com/magazine/fr/kodiak_mu.html

http://www.princesslodges.com/

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:16

 

Bienvenue à tous en Russie, et plus précisément sur la petite péninsule reculée du Kola, la visite peut commencer !


carte_geographique_scandinavie.gifVous découvrez sur cette carte la péninsule de Kola (au Nord et à l'Est de la Finlande), ici représentée sous le nom de l'Oblast de Mourmansk, qui en est la ville principale. La péninsule elle-même fait partie d'une division territoriale Russe.

 

Ce territoire immense de 100 000 km² est une superbe réserve d'étendues incroyablement sauvages, remplie des plus somptueux paysages nordiques qui soient, une terre pourvue d'autant de falaises, de lacs, que de vastes plaines si vertes en été. Un véritable paradis naturel en somme...

 

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La péninsule de Kola est surtout connue pour son abondante toundra, elle est réputée pour son fameux saumon et sa chasse au Martes, dont la fourrure est très prisée. Les Russes y ont également creusé pendant la geurre le plus profond forage au monde : 12 km !

parcvoyage.fr.jpgZobel_-Martes_zibellina-.png

Mais la jolie et si charmante presqu'île porte également un lourd secret. Elle est officiellement l'une des zones les plus radioactives d'Europe. Malheureusement pour ce périmètre très stratégiquement utilisé durant la guerre froide, la péninsule de Kola  s'est vu devenir la principale zone de stockage des  déchets radioactifs  appartenant à l'ex-URSS. La presqu'île devenue décharge radioactive a été depuis abandonnée, et est restée extrêmement contaminée, marquée et souillée par ces longues années d'activités nucléaires.


Des accords de désarmement ont été passé entre la Russie et les Etants-Unis pour dépolluer une partie de ces vestiges. Ils se sont engagés à démanteler au maximum leur arsenal militaire, et le nombre de têtes nucléaires doit passer de 6000 à 4000 selon leur rapport. Un chiffre évidemment difficilement contrôlable et une dépollution compliquée vue l'ampleur des dégâts !

 

Les conséquences dramatiques sur l'environnement, la faune et la flore de ce petit coin de nature risquent donc de se poursuivre, inlassablement, si des dispositions et des mesures plus stictes ne sont pas prises rapidement par les gouvernements responsables de ce gâchis écologique et humain.

 

Amandine

 

 

Sources :

Carte : http://www.voyagesphotosmanu.com/

Images : Paperblog.fr + Britannica.com + Parcvoyage.fr + wikipédia.fr


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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 15:26

 

Les îles de l’Arctique : La nouvelle Zemble

 

 

Cette île au nom exotique qui donne envie de voyager se trouve bel et bien en Arctique, au nord de la Russie à laquelle elle appartient, à l'est de l'archipel du Svalbard.


Coat of arms of Novaya Zemlya

La nouvelle Zemble  (qui signifie « nouvelle terre » en Russe) est loin d’être fréquentée. Le désir de favoriser le tourisme y est assez récent. C’est par exemple seulement en 2009 que la Norvège et la Russie s’entendent pour développer le tourisme écologique dans ce qui s’appelle le « parc national arctique russe ». En effet, ce site abrite différentes espèces animales spécifiques rares.


Nouvelle Zemble position

Cette île, ou plutôt cet archipel (composé de 2 îles : Severny au nord et Loujny au sud) est grand comme le Portugal. 

Les températures les plus basses observées sont de -39°C, et la moyenne annuelle est de -5°C.

Cet archipel polaire est donc encore peu fréquenté, et cela donne bien envie d’aller le visiter, loin du flot incéssant de touristes ! Mais avant de sauter dans le premier avion en direction de ce havre de paix, mieux vaut se renseigner un peu sur l’histoire de ces ïles…

 

Il est intéressant de savoir qu’en 1955 elles ont été vidées de leur population pour accueillir les essais nucléaires soviétiques ! Ceci a perduré jusqu’en 2004. Et que ce soit par voie terrestre, aérienne ou souterraine, l’archipel a été le souffre-douleur, pendant près de 50 ans, des essais des hommes…

On comptabilise sur cette période : près de 200 essais nucléaires.


Nouvelle-Zemble

Alors, quelles conséquences pour les populations avoisinantes, pour la flore et surtout pour la faune présente ?

A noter qu’en 1961 a eu lieu l’explosion de la bombe nucléaire la plus puissante au monde jamais essayée (!), justement au dessus de cet archipel...


A l’origine la population des Nénètses (voir notre article sur les populations indigènes en Arctique) habitait l’île. Aujourd’hui encore, 20.700 personnes vivent toujours là-bas.

Voici un lien où vous trouverez des vidéos d’époque qui montrent un peu l’ambiance sur les sites d’essais : http://ataraxie.free.fr/fr_nouvelle_zemble.htm

 

Au final, même si les pôles nous semblent lointains et désertiques, même si on en parle un peu plus qu’auparavant mais toujours trop peu malgré tout, il est important d’avoir connaissance de ce qu’il s’y passe, ou s’y est passé. N’oublions pas que les zones arctiques, et antarctiques, sont au cœur de tous les pronostics en matière de réchauffement planétaire.

 

******************************

Mélissa 

 

 Quelques sites du même thème et dont les images sont issues :

 

http://europeorient.wordpress.com/2009/12/11/norvegerussie-le-tourisme-en-nouvelle-zemble-sera-developpe-en-partenariat/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-Zemble

http://pochpower.org/au-choix/nouvelle-zemble     

http://www.russievoyage.fr/2011/01/la-nouvelle-zemble/

http://ataraxie.free.fr/fr_nouvelle_zemble.htm


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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 12:48

 

Qu'est-ce que le Yamal ?


Il s'agit d'une immense péninsule russe de 120 000 m², située en pleine sibérie ocidentale, bordée par la mer de Kara et par le golfe de l'Ob.mod_article23555694_1.gif

 

Cette péninsule a priori comme les autres joue pourtant malgré elle un rôle majeur. Pour les russes d'abord, stratégiquement étant idéalement située, depuis des années elle est l'emplacement parfait pour toute surveillance militaire.

 

Pour le peuple Nénètse également, éleveurs de rennes vivant encore aujourd'hui selon un mode de vie ancestral et plus grand peuple éthnique russe encore en vie aujourd'hui. Et enfin, évidemment, pour la planète toute entière car cette terre est géologiquement encore toute jeune. Et oui, elle a moins de 10 000 ans ! Elle est essentiellement composée de permafrost, ou pergélisol, autrement dit de sol gelé en profondeur. Mais ce n'est malheureusement pour elle, comme pour les Nénètses, pas sa seule composition. Les plus grandes réserves de gaz naturels de toute la Russie ont été découvertes dans la péninsule, ce qui bien entendu n'a pas échappé au géant de l'industrie du gaz russe : "Gazprom". Et c'est ainsi que depuis quelques années, d'immenses gazoducs ont fait leur apparition dans le paysage du Yamal.

yamal-fullLes conséquences sur l'environnement et sur le quotidien des Nénètses n'ont pas tardées à se faire ressentir.

 

Pourtant Gazprom et ses dirigeants prônent une exploitation responsable et propre, avec entre autres un contrôle aigu du rejet des eaux usées, la suspension d'installation et de construction pendant la période de nidification des oiseaux, au printemps. Mais, même avec les meilleures intentions du monde, une telle exploitation à si grande échelle des ressources naturelles, ne peut se faire sans conséquences.


Et ça, ce sont essentiellement les Nénetses qui en font les frais. L'enjeu est grand dans ce combat pour "l'or gris" et ce peuple chamanique, proche des valeurs de la nauture, se voit proposer des sommes importantes d'argent et des motoneiges, en contrepartie de leur silence et de leurs ressources.nenets-5793_screen.jpg

La plupart sont expatriés, envoyés vers les villes, où on leur promet une bonne éducation 100% russe pour leurs enfants. Or une fois cette éducation terminée, le travail ne sera pas en priorité réservé à cette minorité déracinée mais ira surtout aux ukrainiens très présents là-bas.

Pire encore, afin d'acheminer tout ce gaz vers l'Oural, une ligne ferrovière va être créer, traversant les territoires de vêlage des rennes, ce qui bien sûr ne laissera pas indemne cette espèce.


En clair, la seule exploitation de ces gisements associée à un réchauffement général entraîne déjà de graves risques pour l'écosystème de cette terre fragile, ainsi que pour les traditions et la précieuse culture du peuple Nénètse, sans doute voué à disparaître.

 

Amandine

 

 



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