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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:31

 

 

 

LE PHOQUE DU GROENLAND :

phoque-0658.JPG

 

Animal emblématique de l'Arctique, voici donc un petit descriptif de ce mammifère marin de la famille des phocidés, également appelé phoque à selle du fait de la tâche sombre que les adultes portent sur le dos. En réalité, son nom complet scientifique est : Pagophilus groenlandicus; du grec Pagos qui signifie glace, et philos qui veut dire aimer. Littéralement donc, celui qui aime la glace.

Et on peut dire qu'il porte bien son nom ! La glace est effectivement son lieu de vie principal. Il se reproduit, mue, se repose et prend le soleil sur la banquise une grande partie de l'année, passant le reste de son temps au large des côtes groenlandaises et du nord-est du Canada. Le phoque groenlandais peut ainsi migrer sur plus de 3000 kilomètres !

 

Ces phoques vivent en communauté, à l'exception des vieux mâles solitaires, et sont exclusivement carnivores puisqu'ils se nourrissent surtout de poissons (ou de krill pour les plus jeunes, que l'on appelle blanchons).mabepho2.jpg

 

Leur pelage s'assombrissant avec l'âge, on reconnaît donc aisément un vieil adulte à sa selle particulièrement noire, et les jeunes à leur couleur blanc/jaune caractéristique, proche de celle des ours polaires.


 

Le phoque est une proie particulièrement convoitée par de nombreuses espèces animales de l'Arctique (ours, orque et requin) car son imposante masse graisseuse en fait un apport parfait sous ces lattitudes glacées. L'Homme bien entendu fait également partie de ceux qui le chasse. De moins en moins répandue aujourd'hui, mais toujours aussi ancrée dans la culture groenlandaise, la chasse traditionnelle au phoque était pourtant jusqu'à peu, la principale source d'alimentation des Inuit. En effet, chez le phoque rien ne se perd, de sa fourrure jusqu'à ses tendons, tout est utilisable. De plus il est une proie facile car le phoque, pas très bon nageur contrairement à sa réputation, ne peut rester sous l'eau qu'une quinzaine de minutes maximum. Il lui faut donc garder un trou d'eau libre, qu'il entretient au milieu de la glace pour y respirer régulièrement. Il suffit donc pour qui sait attendre de se poster au bon endroit, au bon moment !

 

Pour autant, il n'est pas encore classé parmi les espèces en voie d'exctinction, sa chasse ayant été réglementée par quotas (très critiqué cela dit). Et son cycle de reproduction ne semble pas encore trop affecté par le réchauffement climatique.

Les adultes se reproduisent donc de 3 à 6 ans, et ne mettent au monde qu'un seul petit à la fois, qui naît d'ailleurs sans quasiment aucune couche de graisse et apprend à nager en une dizaine de jours à peine (!), correspondant à la fin de son sevrage.

 


 

Sources :

http://www.dfo-mpo.gc.ca

http://aequoanimo.com

 


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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 09:00

 

 

Le SKALUGSUAK (en Inuit) !

 

 

Mais qui est donc ce requin dont on entend peu parler, si difficile à observer, et à qui l'on prête toutes sortes de légendes ?!

 

Un tendre au coeur durrequin-groenland.jpg

Au fur et à mesure que l'on s'intéresse à lui, on ne peut être qu'attendri par ce gros lourdaud des profondeurs ! Mais derrière son apparence calme et à la bouille rigolote, le requin du Groenland est en réalité un prédateur redoutable. Son petit nom latin lui confère le titre de "dormeur à petite tête". On le prétend pourtant capable de chasser le grand ours polaire (si si !).

 

Un plongeur de première classe

D'un tempérament calme aux déplacements exceptionnellement lents, cet animal est d'un naturel curieux ! Etant donné que la bête a élu domicile à des profondeurs parfois supérieures à 2000m, il déjoue les lois de la physique qui font se rompre les bouteilles d'oxygène des plongeurs.

Plus grand que le fameux requin blanc, il peut atteindre 7m de long, peser jusqu'à 1 tonne et vivre plus de 200 ans, grimpant ainsi sur le podium des records de longévité des espèces animales (chez les vertébrés) !

Vagabondant dans les eaux glaciales de l'Arctique (voir carte), il est le seul de son espèce à évoluer toute l'année sur ce terrain de jeu qu'est le Grand Nord. On le retrouve aussi dans certaines eaux australes. Son adaptation aux milieux extrêmes est en partie due à plusieurs mécaniSomniosus_microcephalus_distmap.pngsmes biologiques, dont un qui rend sa chair toxique et non consommable. Si toutefois vous souhaitiez consommer sa chair à l'odeur particulière et au goût prononcé d'urine, vous risqueriez au mieux de finir ivres à cause d'une de ses neurotoxines, ou au pire, de finir mort, intoxiqué par l'urée stoquée en grande quantité dans l'animal. Ces 2 éléments permettent ainsi au requin du Groenland de traverser des mers glacées sur de longues durées, sans finir gelé !

Il met par ailleurs toutes les chances de son côté pour sa survie puisqu'il est ovovivipare (les oeufs se développent ET éclosent au sein du ventre de la femelle) et donne ainsi naissance à une dizaine de petits à la fois, déjà longs de 40cm environ.

 

SOS requin en détresse

Même s'il n'est pas comestible en l'état, les Islandais raffolent du "HAKARL", plat culinaire typique, réalisé à partir de requin blanc (qui subit un traitement spécifique de décontamination), le Hakarl se déguste (pour les plus courageux !) avec le "BRENNIVIN" littéralement "mort noire", une eau de vie de pomme de terre locale !

Le requin est pêché pour son huile de très bonne qualité, utilisée comme Somniosus_microcephalus_okeanos.jpgcombustible dans les lampes par exemple. Sa peau est également utilisée pour confectionner des accessoires de mode...

Son seul prédateur est le cachalot, cependant, il est tout de même classé parmi les espèces quasi-menacées. Il se retrouve en effet fréquemment pris dans les mailles des pêcheurs industriels lorsqu'il remonte à des profondeurs moins extrêmes...

Des études ont démontré que le requin présentait des traces de produits indsutriels et de métaux lourds dans son corps (comme de nombreux animaux marins de l'Arctique d'ailleurs), quel impact sur sa santé ? La question reste entière.

 

Tordons le cou aux préjugés

Les légendes et les croyances infondées mènent la vie dur à ce charmant requin des profondeurs. Certains lui attribuent des capacités hors normes ! En effet, il serait donc capable de tirer de la glace ours blancs et caribous... Il est bien plus crédible et envisageable qu'il récupère les animaux noyés après être passés à travers la glace.

Des Inuits auraient été attaqués lors de déplacements en kayak, mais nous n'avons pour trace que des histoires transmises oralement.

requin-groenland-2.jpg

Les pêcheurs le disent trop gourmand et il menacerait ainsi leur précieux butin de pêche. Ils lui coupent alors l'aileron puis le livrent à l'eau où les attend une mort lente... 

Un organisme à été créé : le GEERG (http://www.geerg.ca/) qui grâce, à ses recherches et études, tente de mettre en pièce ces mythes destructeurs. Leur site est en français, complet et il vaut vraiment le détour.

 

Question bonus : Comment cet animal si lent se nourrit il ?!

Déjà il faut savoir que le requin est carnivore et charognard, il dévore à peu près tout ce qui lui passe sous la main (enfin sous la mâchoire !) : narval, phoques, bélugas, crustacés, calmars, et toutes sortes de poissons.

Après tout, on l'a dit capable d'attaques foudroyantes, rappelez-vous !

De récentes études, plus en lien avec ses capacités physiques, démontrent qu'il aspire rapidement une grande quantité d'eau ce qui attire les animaux dans sa bouche qu'il referme comme un étau. Pour les plus grosses proies, il attendrait qu'elles soient en plein sommeil pour s'en saisir et la déchirerait en morceaux avalables pour lui.

Il fouille également les fonds marins, ce qui lui vaut ce museau blanchi et usé si caractéristique.

 

Petite légende inuite

Avant de vous raconter ce petit conte inuit, il est important de savoir qu'il était coutume pour ce peuple du froid de se laver... à l'urine !

"Il y a très longtemps, on dit qu'une jeune femme, qui venait de laver ses longs cheveux dans son urine, se les sécha dans un grand tissu. Une fois dehors, le linge fût emporté par le vent glacial, imbibé de cette odeur très forte. Il finit par tomber dans la mer, se transformer, et donna ainsi naissance à Skalugsuak, le premier requin du Groenland."

Le requin du Groenland est également rattaché à une autre légende, celle de la déesse de la Mer Sedna que l'on vous a déjà conté ici. En effet, chacun des doigts de Sedna s'étaient transformés en animal marin, dont le requin du Groenland ! Le requin fut ainsi chargé de venger sa déesse, et un jour, renversa le kayak du père puis mangea l'homme alors qu'il pêchait. Depuis, lorsqu'un Inuk meurt de cette façon (à la pêche), on dit que le requin a été envoyé par Sedna.

 

Pour finir, allez voir cette superbe vidéo d'un requin du Groenland,

pacifique la bête, non ?! A vous de juger !

 

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 07:52

 

Celles qui nous donnent l’oxygène pour vivre,

Celles qui enrichissent nos paysages de couleur, de variétés et de textures différentes

Celles, qui s’acclimatent à tous types d’habitats

Celles que nous connaissons et ne reconnaissons que rarement………

Celles qui nous soignent, nous font voir la vie en rose, en bleu , en vert….

Et si nous leurs consacrions une petite partie de notre temps…………?



Le Groënland : Terre exigente pour ses hôtes, amplitude thermique extrême, humidité, acidité du sol, mais qui donc pourrait vivre là-bas ???

Quelqu’un qui n’y est peut-être pas nait , mais s’est adapté au fil des années.

Quelqu’un qui au fil des saisons et des siècles a su retirer le meilleur là où nous pouvons au prime abord n'y voir que le pire.

 IMGP0283

Quelqu’un qui s’appellerait la LINAIGRETTE A FEUILLE ETROITE,« Eriophorum angustifolium ». Son aspect cotoneux, n’a pas son pareil pour alléger les paysages du Groënland. Les visiteurs n’ont pu s’empêcher de l’admirer, de vouloir la prendre en photo, de près , très près, mais cette chère linaigrette, vivant dans les zones tourbeuses et gorgées d’eau , certains ont sûrement dû y laisser leurs chaussures... ! A souche rampante-stolonifère, les puristes sauront qu’elle n’a pas de mal à colloniser l’espace qu’elle occupe.

039.JPG

Au Groënland, les linaigrettes se composent de 5 grandes espèces, qui décorent à merveille des paysages froid, humide, tourbeux………. ça me rappelle chez moi…………… Normal, la linaigrette des alpes fait partie intégrante des paysages français…………

 

Photo-1--1-.jpg


Eriophorum angustifolium :

Plante vivace de 30-60 cm., glabre, à souche rampante-stolonifère ; tiges subcylindriques, lisses, feuillées ;
feuilles allongées, linéaires-canaliculées, trigones dans le haut, larges de 3-6 mm., à bords presque lisses ;
capitules 2-6 en ombelle, penchés après la floraison, à pédoncules inégaux, longs ou courts, lisses et glabres ;
epillets longs de 10-11 ; mm., ovales lancéolés, brunâtres ; soies longues de 3-4 cm. ; akène brun, elliptique-
lancéolé, atténué au sommet et apiculé.

                                                                                                                   Source « tela botanica »

 Linaigrette des alpes :

Photo-1--2-.jpg

 

...Par Jonathan


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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 09:18

"Il était une fois un ours polaire qui vivait sa vie, comme tous les autres ours polaires."

  

ours_blancld.jpg

Cet ours était considéré comme un bel ours, il avoisinait les 850kg (!) et appréciait par dessus tout se repaître de phoques. Le phoque étant sa principale source de nourriture, il passait de longues journées à explorer la banquise à la recherche de ce plat exquis, tout en sachant conserver au maximum son énergie.

  

ours_polaire_cc02.jpgEn effet, la nourriture dans ces terres arctiques n'est pas si simple à trouver. Cependant, l'hiver aidant, la banquise occupant une grande surface, il était pour lui plus aisé de trouver les trous de respiration des phoques. C'est ainsi que cet ours pu trouver la nourriture nécessaire. Il n'en est pas de même pour tous. En effet, d'autres ours, et notamment l'été, ne trouvent pas suffisamment de quoi se nourrir et sont affamés.

 

ours-polaire-200.jpg
 

200px-Coat_of_arms_Greenland_svg.png

  

L'ours polaire est depuis longtemps considéré comme un symbole de l'arctique. Il a été représenté sur les armoiries du Groenland et on le voit apparaître sous la forme de dessins dans de nombreuses villes de ces régions. Les ours polaires vivent en moyenne 25 ans et les femelles peuvent donner naissance tous les 3 ans, à un petit ourson d'environ 500 grammes seulement. Les femelles jeunent de longs mois, y compris les premiers mois de l'allaitement de ses oursons. Elles peuvent rester presque 1 an sans s'alimenter. D'où l'importance pour elles de pouvoir remplir leurs réserves de graisses avant l'été.

 

  

  

ours_blancld013.jpg

Mais revenons-en à notre ours, que nous appellerons Nanuq, tels que les inuits le nomment dans leurs légendes. Pour eux, Nanuq s'assure que les chasseurs ont bien respecté les différents rituels de chasse et que les ours polaires ont été tués dans de bonnes conditions. Désormais, la chasse à l'ours polaire est réglementée au Groenland, ils ne peuvent être tués que sous certaines conditions.

  

Ce n'est pas le cas au Canada qui autorise des « permis de tuer un ours polaire » en échange de 60.000 $ ! De quoi bondir bien entendu... D'autant que les raisons évoquées sont particulièrement honteuses (comme celles exposées dans cet article) :

 

http://hiworld360.wordpress.com/tag/ours-polaire/

 

ours_polaire_cc04.jpg


Notre ours Nanuq se rappelle de la période ou les femelles étaient bien portantes, en tout cas suffisamment pour mettre bas à terme. L'amaigrissement de ces mères risque à moyenne échéance de porter atteinte à la capacité de reproduction de toute une espèce.

 

ours-polaire-203.jpg

 

 

 

 

Nanuq a déjà vu ses amis affamés, qui en sont venus à dévorer leurs petits, faute de trouver d'autres denrées alimentaires...

 

 

 

 

 

 

Il se rappelle aussi de sa cousine partie chasser le phoque avec son petit sur la banquise et qui s'est mise à dériver, car la glace s'était détachée. Elle a nagé près de 700km et malheureusement son petit n'a pas survécu. 

 

ours-polaire-105.jpg

Si seulement la terre ne se réchauffait pas, si les glaces arrêtaient de fondre et si la banquise cesser de diminuer chaque été...

 

ours_polaire_cc07.jpg

 

 

 

 

Nanuq en veut à l'homme de ne pas prendre conscience des conséquences de son comportement. Heureusement, certains d'entre eux font tout pour les préserver et le nombre d'ours polaires est plutôt stable, pour le moment.

 

 

 

 Souhaitons à Nanuq une longue vie ! 

 

ours-polaire-206.jpg

 

 

 

 

Merci au site :   http://www.dinosoria.com/ours_blanc.htm   de laisser libres les images pour des illustrations. Il y a par ailleurs d'autres infos complémentaires intéressantes sur les ours polaires sur ce site, ainsi que sur :  http://www.lourspolaire.com/portrait.php qui est un site très complet sur ce magnifique nounours blanc !

 

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