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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 13:17

 

Connaissez-vous les cairns ? Vous avez sûrement déjà croisé ces petits tas de pierres, servant à indiquer le chemin à suivre, très fréquents le long des sentiers de randonnées dans nos montagnes.

 

220px-Inukshuk_Sunset_Kuujjuaraapik_January.jpgEt bien en Arctique, ces cairns ont une toute autre fonction, et on les appelle INUKSHUK, les Hommes-cailloux, Inuk signifiant "Homme" et Shuk "ce qui agit en tant qu'Homme".

 

Ces cairns très spéciaux n'ont pas le même aspect que chez nous, et ils ont, comme leur no800px-Flag of Nunavut.svgm l'indique, une forme humaine, symbole que l'on retrouve sur le drapeau du territoire du Nunavut par exemple :

 

Ils ont également à l'origine une fonction très différente des nôtres. Et oui les inuksuiit (au pluriel) servaient autrefois, et jusqu'à relativement récemment d'ailleurs, à la chasse au caribou !

Disposés dans des endroits stratégiques des lieux de passage de hardes, utilisés comme des sortes d'épouvantails, bien placés ils servaient à piéger les caribous en les rabattant dans un cul-de-sac, où les attendaient en embuscade les chasseurs inuit, armés d'arcs et de flèches.

Un rassemblement de plusieurs inuksuit est appelé "Nalluni", et indique le point précis où les caribous traversent une rivière.

 

nounours-4738-728633.JPGComme nous n'avons rien inventé, comme nos cairns, les inuksuit ont également une fonction de repère. Mais ceux-ci sont un peu plus précis que les nôtres ! Par exemple, ils indiquaient à l'époque une cachette où l'on avait laissé de la nourriture, dans ce cas une corne de cervidé était disposée au sommet du tas de pierres. Les Inuksuiit servaient aussi à la navigation, indiquaient la limite d'un territoire, ou bien encore la présence d'un village à proximité. Dans ce dernier cas de figure, le "bras" le plus long indiquait la direction à suivre pour atteindre la ville la plus proche. Ils servent aussi éventuellement d'abri lors de violentes tempêtes.

 

Aujourd'hui les vestiges de ces géants de pierres, visibles de très loin, servent essentiellement à se repérer dans le paysage, mais restent toujours le symbole de ces traditions séculaires. Il paraîtrait même qu'ils pouvaient aussi faire office de monuments funéraires, ou être érigés en hommage à être cher. Pour les Inuit et les Yupiks, il est absolument défendu de détruire un Inukshuk.

InukshukFlat.jpgLore4.jpg


Au-delà de son aspect purement pratique, les Inuit attachent une dimension spirituelle à ces "Hommes-cailloux", et la légende Inuit raconte la naissance du tout premier Inukshuk... la voici :

Il y a très longtemps, un petit garçon aimé de ses parents, choyé, protégé, par son père qui était un grand chasseur, et sa mère si douce... Il se retrouva pourtant très aigri à la naissance de sa petite soeur, car elle devînt l'objet de toute l'attention de ses parents, et le petit garçon, triste, énervé et plein de rancoeur, décida de partir, seul.

Sur le chemin, il rencontra un chaman. Mais ce dernier n'était pas un "angakok" (chaman en langue inuit) bon pour les humains. Il enseigna donc au garçon perdu, l'art du chamanisme pour se venger des Hommes. Les années passèrent et le petit garçon grandit, et avec lui la haine qu'il portait désormais aux Hommes. Il apprit à maîtriser la magie du grand chaman, et réveilla le grand vent du Nord, qui souffla en tempête et souleva un terrible blizzard... Il voulait ainsi faire disparaître toutes les habitations et les villages des Hommes. Mais face à cet ouragan blanc qui mordait sa famille, qui l'avait tant aimé, il fût pris de remords.

Monté au sommet de la plus haute colline, il ouvrit grand les bras pour lutter contre vent glacial du Nord. Le combat dura toute la nuit. Et au petit matin, la tempête avait cessée... mais le jeune garçon lui, avait été changé en pierre. C'est ainsi qu'apparût le tout premier Inukshuk.

95-inukshuk.jpghttp://pohenegamouk.free.fr/

Amandine

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:00

   

Le Japon avec ses bambous, ses temples, ses villes d’une modernité incroyable qui côtoient des grandes étendues de forêts, cette culture, ses samouraïs, etc… Mais quel rapport avec les Inuits ?

Du Japon au Nord du Canada, et au Groënland, il n’y a qu’un pas à franchir !

3-vagues-migration-amerique.jpg

 

 

Un lien historique déjà : 

Une des hypothèses des mouvements de migration des populations explique que des peuples de l’est de l’Asie auraient migré vers les territoires d’Amérique du Nord, il y a de cela plusieurs siècles (à la dernière période glaciaire). Ces populations auraient alors traversé l’Alaska avant d’arriver au Nord du Canada. Ils rencontrèrent alors les amérindiens déjà bien installés, et furent donc contraints d'occuper les territoires du Nord, qu'ils habitent toujours depuis !

 

 

Géographiquement ensuite :

 Et oui, le Japon et le Kamtchatka (péninsule de l'extrême Est Russe) ne sont séparés que par quelques îles, les îles Kouriles. D'ailleurs ces îles sont encore aujourd'hui empreintes des vestiges Russes, et Japonais ! Un mélange détonnant, mais compréhensible quand on voit le peu de distance qu'il existe entre les deux. Or, une fois arrivé au Kamtchatka, seul le détroit de Béring sépare alors cette terre de l'Alaska, et donc des territoires Inuit.

 

 

 Des similitudes physiques :

Les visages des Japonais, et des asiatiques sont assez typés. Les yeux bridés, un nez légèrement aplati, une taille moyenne. On retrouve ces spécificités dans les populations Inuit dont les yeux sont également en amande, ils ont aussi une petite taille, un petit nez, etc… Il est d'ailleurs parfaitement utile d'être petit et d'avoir un nez peu proéminent pour être bien adapté au grand froid polaire. En effet un long nez gèlera plus vite de son extrémité qu'un petit nez peu exposé au froid donc.

bbjaponais.jpg

IMGP0096

   

Une écriture spécifique :

Que ce soit l’alphabet Inuit ou les Katakanas Japonais, on retrouve dans leur alphabet des traits anguleux et artistiques.

Un exemple du mot ECOLE dans les deux langues :

スクー : en Japonais

ecole_inuit.JPG

 

: en Inuit !

 

   

Les deux donnent envie de se lancer dans la calligraphie !

 

 

Un art qui les relie :

Les ESTAMPES !

Qu’elles soient Japonaises ou Inuites, les deux ont leur réputation et leurs adeptes ! Les techniques de reproduction sont d’ailleurs similaires, et ceci est du à leur passé commun, à  l’histoire d’un homme : James HOUSTON.

Dès leurs débuts, les Inuits ont souhaité faire perdurer et faire connaitre cet art qui leur est propre, et qui représente un élément important de leur culture. Initialement ils ont travaillé la matière en réalisant des sculptures sur os, sur défenses de morse, etc… mais nous en avons déjà parlé dans notre article « l’art Inuit » que nous vous invitons à lire pour plus de détails ! En ce qui concerne les estampes, la technique s'est grandement développée avec James Houston, qui, très intéressé par le principe de reproduction en plusieurs exemplaires d’un même motif, s’est penché sur la question.estampes-japonaise.jpg

A noter en 1956, la création d’un atelier d’artisanat à Cape Dorset (au nord du canada). Ce centre avait et a toujours vocation de faire connaitre les œuvres d’arts réalisées par les artistes Inuits. Ce centre est aujourd’hui un lieu de formation, de création et de vente d’objets et d’estampes créées par des Inuits désireux de faire perdurer cette partie de leur culture.

En 1958, James Houston part au Japon pour apprendre les techniques permettant la réalisation d’estampes et de gravures. Ce qu’il apprendra dans ce pays permettra de dynamiser la créativité et la productivité des artistes de Cape Dorset tout en restant dans les thématiques qui leurs sont chères : les légendes, les animaux et la nature. Ils ont aujourd’hui obtenu une renommée internationale !

estampeinuit.jpg

Une « philosophie » très nature :

Les Inuits, tout comme les Japonais, ont un grand respect de la nature et de tout ce qui y est lié. Elle est très présente dans l’imaginaire de ces deux peuples, et est source de grande inspiration artistique. On sait bien que les Inuits utilisent souvent la nature dans leurs légendes, dans leurs créations, et qu’ils n’hésitent pas à la fusionner avec l’être humain et les animaux pour expliquer l’inexplicable (parfois de façon un peu violente).

Parmi les divinités Japonaises,  la plupart sont des symboles de la nature ou de la culture, tel que : le kami du vent, dont le souffle était si fort qu'à sa naissance, les nuages et la brume qui planait sur la terre depuis le commencement furent immédiatement dispersés, et le monde se remplit de clarté.

Dans les mythes Inuits, l’ours brun s’oppose au renard polaire. Le premier souhaite conserver l’obscurité, tandis que le second se bat pour obtenir la lumière. C’est ainsi qu’est née l'alternance du jour et de la nuit !

im-158022-lune-soleil-au-pole-nord.jpg

 

Des similitudes reconnues :

Au travers d’une exposition qui a été créée par le Musée Canadien des civilisations : « Estampes Inuites… inspiration japonaise ».

Par un livre issu de la même exposition et qui porte le même nom, relié en 94 pages.

 

***************************************

Mélissa 

 

http://www.gallery.ca/fr/voir/collections/artwork.php?mkey=17864

http://newspaperrock.bluecorncomics.com/2011/02/inuit-art-in-new-jersey-and-japan.html

http://www.teva.fr/actualite/249572-art-inuit-animaux-25-musee-art-moderne-hokkaido.html

http://www.lexpress.to/archives/5998/

http://www.canadainternational.gc.ca/japan-japon/events-evenements/gallery-20101116-galerie.aspx?lang=fra&view=d

http://www.civilisations.ca/estampescapedorset/histoire/annees-1950.php

http://maryloudriedger2.wordpress.com/2012/06/20/the-globalization-of-art-from-japan-to-cape-dorset/

http://store02.prostores.com/servlet/cyberboutique/the-1826/Estampes-inuites...inspiration-japonaise/Detail?tsetlock=InitialSet

http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/gravure-inuite

 


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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 15:48

 

Ca mange quoi un Inuit ?

 

L'alimentation des populations septentrionales est forcément très particulière vous vous en doutez, du fait de leur climat bien sûr, et donc de la faune et de la flore qui y sont très différentes de nos latitudes.

 

Mais que peut-on bien manger quand la neige recouvre la terre 8 mois sur 12, et que le sol est gelé en profondeur sur plusieurs mètres ? Bonne question !

 

Il faut avant tout savoir que la principale source de nourriture en Arctique reste aujourd'hui encore les animaux marins. En effet, les inuits sont de grands pêcheurs, et même si de nos jours leurs conditions ont bien changé, la pêche reste encore l'activité première dans de très nombreux villages.

 

seal-hunting-2875.jpgEt bien que l'on parle de "pêche", les groenlandais eux, parlent plutôt de "chasse" à la baleine ou au phoque. Et oui, car ils utilisent surtout le harpon, et pour attraper un phoque la technique consiste à repérer un trou d'eau dans la glace, s'armer de patience, et attendre que l'animal vienne respirer à la surface pour le harponner. Technique plus proche de la chasse que de la pêche classique il faut le reconnaître ! Les inuits, riches de ces nombreuses proies aquatiques, ont développé de véritables plats traditionnels et des spécialités culinaires qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.

 

 

Parmi ces plats de traditions, on trouve le fameux "mattaq" : bout de peau demattaq.jpg béluga ou de narval cru (photo ci-contre) mangé à peine la bête dépecée, mais consommé également séché. Il est apprécié de tous, et surtout des enfants, une sorte de friandise pour eux !

On consomme aussi dans ces régions beaucoup d'ongles chevaliers, ces poissons étant très abondants, ainsi que de la truite. Le tout est souvent servi en bouilli.

 

Autre met réputé, le "misirak", nettement moins ragoûtant pour nous autres occidentaux ! Il s'agit de graisse animale (phoque ou béluga généralement) que l'on laisse fermenter pendant plusieurs semaines, et qui se mange donc... moisie ! Une odeur de fromage apparemment, mais  sûrement délicieux pour peu que l'on arrive à le digérer !

 

Dans le même style, on a également le "Igunaq", grande spécialité nationale des groenlandais. La viande dans ce plat n'a pas vraiment d'importance, cela peut être du phoque bien sûr, mais aussi du morse, ou n'importe quel autre animal marin ayant suffisament de gras... Donc la technique consiste à rouler les morceaux de viandes dans la graisse de l'animal, avant d'enfermer le tout dans une poche de peau issue de la bête elle-même, que l'on referme soigneusement. Le mélange restera pendu dehors pendant des mois (!), jusqu'à ce que tout soit bien faisandé. Hummmm !

A ne pas mettre entre tous les estomacs bien entendu !!!


Et oui, les groenlandais ont su garder ce goût pour la viande séchée à l'air frais :

0357.jpg

De manière plus générale, le gras reste essentiel dans l'alimentation en climat polaire, pour tenir chaud bien entendu durant le long hiver glacial. Il faut savoir aussi que là-bas, on ne jette jamais rien. Tout se mange dans un animal, sans exception, le foie et les yeux également, étant très riches en protéines. Ce qui n'est pas mangé, sera utilisé, ou donné aux chiens. On utilisait, à l'époque, la graisse animale pour faire brûler les lampes à huiles par exemple. Les tendons servaient de fil pour la couture, les boyaux étaient transformés en fenêtres, les os devenaient des aiguilles ou des armes, et les crânes faisaient de beaux ballons pour faire jouer les enfants ! Bref, rien n'est jamais gâché !

 

 

Ils confectionnaient aussi des sortes de lances-pierres pour attaquer les oiseaux au vol, et étaient d'ailleurs particulièrement habiles dans cet exercice. La chasse à l'ours était surtout un moyen de récuperer une peau bien épaisse pour les vêtements et les tentes.

 

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Les inuits savent aussi devenir d'excellents cueilleurs à la belle saison, et le Groenland se rempli de dizaines d'espèces de baies comestibles différentes, dont les inuits sont très friands. 

Ce qu'il faut comprendre, c'est que la nourriture est bien plus qu'un moyen de survivre pour les inuits, chaque occasion est bonne pour faire un gros repas. Quand une fête a lieu, les convives peuvent alors engloutir des quantités phénoménales de viande, parfois allant même jusqu'à se faire vomir pour pouvoir continuer ! Les repas peuvent donc durer des journées entières, quand la chasse et la pêche ont été bonnes.

 

 

Pour finir sur une note plus culturelle encore, la croyance Inuit veut que les Hommes pourront chasser autant d'animaux qu'il leur faut pour nourrir leur famille, s'ils ont été bons et justes avec la nature. Mais lorsqu'ils sont mauvais, les animaux ne viendront plus et la famine les frappera. Il est donc toujours essentiel pour les inuits de chasser dans le respect de leur environnement et de la Nature toute puissant, afin de s'assurer toujours une chasse aussi prospère...


Amandine 

 

Sources :

thecanadianencyclopedia.com et parcoursnunavik.com


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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 05:11

 

Ladite horloge polaire


 

Tout est parti d'une application sur un téléphone moderne qui propose de mettre un fond d'écran appelé "horloge polaire" ! Forcément, le mot polaire, moi, ça m'intrigue, je valide et que vois-je :

pcl.png

 

Quelque chose comme ça ! Alors après m'être demandée comment fonctionne la bête, grâce à internet, on peut trouver des explications comme le dessin ci-dessus qui explique à quoi correspond chaque cercle !

 

Alors, c'est bien beau, mais je vois pas ce que ça a de polaire tout ça ! Et bien, en se creusant les méninges, on retrouve un lien avec ce qui s'appelle être "un cadran solaire de style polaire". Puisqu'en fait, le mot polaire correspond à : "parallèle à l'axe de la terre". Et, comme l'explique très bien wikipedia : "Un cadran polaire est un cadran solaire dont le style, parallèle à l'axe des pôles, est aussi parallèle à la table. Celle-ci est donc inclinée par rapport à l'horizontale, d'un angle égal à la latitude du lieu, et orientée perpendiculairement à la méridienne du lieu. Placé au pôle, le cadran polaire devient vertical. A l'équateur il devient horizontal."

 

Aller, un petit exercice de mise en pratique :

     Quel mois, jour, heure et minute pour cette horloge ! (y'a un indice gros comme une maison !)

IMGP1613.JPGMélissa

 

http://cadrans.solaires.pagesperso-orange.fr/cadrans/cadrans-1-style-polaire.html

http://usano.wordpress.com/2007/08/24/polarclock3-une-horloge-polaire-en-fond-decran/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cadran_polaire

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:51

 

 

La langue officielle du Groënland :  Le KALAALLISUT

 

 

Au premier abord, et même après, il parait très très complexe ! C'est pourtant une des spécificités de ce pays, et non des moindres ! Vous voulez quelques explications ? Allons-y, ... voyage éclair en pays Inuit... !

 

   

220px-Inuit_women_1907.jpg

La langue est une des caractéristiques essentielles pour les habitants du Groënland. En effet, à l'heure où le Groënland est encore sous la gouvernance du Danemark, pouvoir conserver leur "parler" n'a pas et n'est encore pas une chose acquise.

 

Le 21 juin 2009, le gouvernement du Groënland acquiert une autonomie renforcée et dans son discours le premier ministre demande à la population de faire vivre leur langue et qu'elle ne soit pas source d'exclusion. Le Kalaallisut devient la langue officielle du pays, devant le Danois qui reste la seconde langue officielle.

 

L'ambition des politiques et de pouvoir rendre ce pays multilingue. Le Kalaallisut restera la mémoire et l'identité du pays, le Danois est fondamental puisque le Groënland est rattaché au Danemark ; et devant l'importance de s'imposer au niveau européen ou mondial, l'Anglais vise à se pratiquer de plus en plus.

  

Mais revenons à notre Groënlandais (qui soit dit en passant a tendance à se développer) !

 

Il fait partie de la branche des langues Eskimo et Inuit. Trois dialectes se partagent le territoire :

- L'Inuktun ou Avanersuaq est parlé au Nord par 800 personnes

- Le Tunumiisut est parlé sur la côte Est par 3500 personnes

- Le Kalaallisut (la langue officielle de tout le pays) est originaire de la côte Ouest et est parlée par 44.000 personnes.

 arbre-des-langues-eskimo-aleoutes-copie-1.gif

  Visible en clair sur le site : http://www.diagonale-groenland.asso.fr/groenland_langue.htm (site dont l'image est issue)

 

Cette langue appartient au groupe des langues Agglutinantes et Polysynthétiques. Deux noms barbares pour dire que chaque mot est lui même composé d'un assemblage de mots (agglutinante) et que ces mêmes mots ont auparavant été réduits de façon synthétique (polysynthétique) avant d'être assemblés. (Et encore, je vous passe toute la grammaire qui définit spécifiquement ces caractéristiques ! Si ça vous dit, wikipédia a tout ce qu'il faut de détails, bon courage !).

 

Ces notions ont leur importance pour tenter d'aborder cette langue qui ressemble a un enchevêtrement de mots de très nombreuses lettres, puisqu'un mot peut signifier à lui seul toute une phrase !

 

Un "petit" exemple :

Angyaghillangyugtug = Il veut acheter un grand bateau.

 

Angya = bateau, ghilla = grand, ng = acquérir, yug = volonté, tug = 3ème personne du singulier.

 

Groenland 013

 

 

 

Par ailleurs, le Groënlandais s'écrit avec l'alphabet latin, ce qui n'est pas le cas de toutes les langues Inuit.

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