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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 14:06

Amandine, la co-fondatrice de notre association ARCTIK SOLO, est partie depuis 3 mois déjà de France pour sillonner les routes du monde, à vélo avec son chien Jah-li !

Après avoir traversé la Scandinavie (Danemark, Norvège et Suède) elle se trouve maintenant en Finlande !

Au cours de ce trajet, elle a eu la chance d’être conviée à la cérémonie de fin d’année scolaire de l’école traditionnelle Saame de SEVETTIJARVI, située à l’extrême Nord de la Finlande, à quelques kilomètres seulement des frontières Norvégienne et Russe.

Rencontre avec les élèves d'une école Saame

Sous ces latitudes l’école se termine début juin et reprend mi-aout, afin de se calquer au mieux au rythme du soleil, ceci permettant aux enfants de profiter un maximum de la période d’été et donc de lumière, avant que le soleil ne tire à nouveau sa révérence pour une nuit totale fin décembre.

Rencontre avec les élèves d'une école Saame

L’école du village ne comporte qu’une seule classe unique qui accueille tous les enfants de 3 à 16 ans, puisqu’il n’y a de toute façon plus que 17 élèves dans tout l’établissement, cet effectif diminuant dramatiquement chaque année : il y a à peine 5 ans, il y avait encore une centaine d’élèves à Sevettijärvi. Il faut dire que les enfants sont de moins en moins nombreux à être scolarisés dans ce petit village d’à peine 350 habitants, la plupart des familles partant s’installer dans les grandes villes. Rares sont ceux encore intéressés par la vie difficile dans la toundra et le nomadisme. Les derniers résidents tentent encore de vivre de l'ėlevage de rennes, de la chasse et de la pêche mais cela leur apporte bien peu de revenus. Les autres ont donc préféré quitter la communauté et sont partis vers les grandes villes pour travailler, à la recherche de modernité et de plus de confort. Ainsi les élèves du village viennent parfois de plus de 50km aux alentours !

L'école de Sevettijärvi

L'école de Sevettijärvi

Justement, face à ce problème, Amandine a pu poser la question suivante : « Comment inverser ce phénomène de départ en masse, et conserver la vie de cette école et de cette communauté de plus en plus restreinte ? ». Cette interrogation est au cœur des réflexions de la directrice et des instituteurs de l’école. Ils ont justement fait le choix d’axer leur enseignement autour de la culture et des traditions Saami. Ils mettent en avant leurs origines pour développer cette impression d’identité et d’appartenance ethnique essentielle. Ainsi pendant l’année, et ce, dès l'âge de 8 ans, les enfants apprennent le Finnois (bien sûr) mais surtout le Same skolt (dialecte local traditionnel) en priorité, ainsi que l'histoire de ce peuple et sa culture. Ils apprennent ensuite également le Norvégien, l’Anglais, le Suèdois, et le Russe !!! Les rapports entre tous les membres de l’école sont empreints de ce sentiment d’appartenance à une même communauté, ce qui explique cette fête de fin d’année, très chaleureuse, émouvante et traditionnelle.

 

Inna qui pose devant Gino en costume traditionnel

Inna qui pose devant Gino en costume traditionnel

On ressent la tradition Saame dans toute l'école !
On ressent la tradition Saame dans toute l'école !
On ressent la tradition Saame dans toute l'école !
On ressent la tradition Saame dans toute l'école !
On ressent la tradition Saame dans toute l'école !

On ressent la tradition Saame dans toute l'école !

La cérémonie de fin de cursus a lieu quand l’élève atteint normalement ses 16 ans. Un diplôme lui est alors remis devant toute l’assemblée, auprès de ses camarades. Bien souvent l’élève va devoir déménager dans le sud pour poursuivre ses études ou trouver une formation, puis un emploi.

 

Rencontre avec les élèves d'une école Saame

Ce jour là, ce sont donc 2 élèves de 16 ans qui quittent l’école définitivement, une jeune fille pour devenir institutrice dans une grande ville, et un garçon pour pouvoir poursuivre ses études supérieures. Chacun a pu faire un petit discours d’au revoir, suivi d'une petite chanson accompagnée à la guitare ! A cette occasion ils se sont vu remettre de précieux et très nombreux cadeaux ! Elle, a reçu une magnifique peau de renne qu’elle a d’ailleurs eu du mal à porter tellement elle était lourde, et Lui, de nombreux objets de valeur sculptés en os, typiques de la tradition Saame.

 

Rencontre avec les élèves d'une école Saame

Par ailleurs tous les enfants ont eu droit en cadeau de fin d’année un jeu de société, qui leur permet de découvrir les spécificités des différentes tribus Saami, réparties sur tout le territoire Finlandais.

 

Maya avec la boite de jeu qu'elle vient de recevoir !

Maya avec la boite de jeu qu'elle vient de recevoir !

Au cours de cette journée mémorable et riche en émotions pour nos 2 diplômés, se sont déroulés des chants traditionnels, avec un buffet à disposition, le tout dans une ambiance proche de la cérémonie religieuse, extrêmement conviviale et bien entendu une effusion de câlins, de pleurs, et de tendresse !

Ce fut l’occasion pour Amandine d’une belle rencontre, de nombreux échanges et de beaux moments de partage. Elle remercie bien entendu toute l’école qui l’a accueillie à bras ouverts, les enfants qui ont également été très contents de la rencontrer, de découvrir son mode de vie et de passer ce moment avec elle !

De plus, avant de se quitter, elle leur a proposé de participer à un projet de grande ampleur, porté par le "All School project", qui consiste à visiter à vélo les élèves des écoles du monde entier, afin de leur demander de dessiner leur maison, dans le but d'éhanger ces dessins avec ceux d'enfants d'autres pays.

Tous se sont prêtés au jeu avec enthousiasme pour contribuer à ce beau projet !

Merci à tous les élèves pour leur participation !
Merci à tous les élèves pour leur participation !
Merci à tous les élèves pour leur participation !
Merci à tous les élèves pour leur participation !

Merci à tous les élèves pour leur participation !

Dès le lendemain, chaque élève est reparti chez lui pour tout l’été ou dans la toundra auprès des rennes. Amandine en a profité pour visiter le musée Saame du village, musée à ciel ouvert où l’on peut visiter les maisons traditionnelles et découvrir les objets typiques du quotidien.

 

Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame
Le musée Saame

Le musée Saame

Elle a depuis repris la route pour de nouvelles aventures que nous ne manquerons pas de suivre, et c’est la tête pleine de souvenirs que Jah-li et elle se dirigent désormais vers la Russie, en espérant que l’école de SEVETTIJARVI puisse rester active et ainsi continuer à apporter de la vie à ce magnifique village pour un long moment encore !

Merci à toute l’école et à bientôt pour de nouvelles rencontres, à suivre !

Published by Amand'Arctique - dans ASSOCIATION ARCTIK SOLO
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 16:52

Pour plus de détails sur la compétition qui permet de découvrir ces sports traditionnels, rendez-vous  : ICI ! En effet, nous vous avions présenté alors les ARCTIC WINTER GAMES qui se sont tenus cette année à NUUK au Groenland, et qui se tiendront en 2018 dans les territoires du Nord Ouest du Canada, à HAY RIVER & FORT SMITH.

 

Voici un descriptif d'un des sports de ces jeux Arctiques : le "ONE FOOT HIGH KICK" !

 

Son Objectif : taper avec un seul pied dans une cible suspendue par un fil.

Le mouvement : En partant à une distance de son choix, le sportif prend son élan puis il lance sa jambe en l’air afin qu’elle atteigne la boule suspendue. Il doit retomber sur le pied qui a été lancé pour viser la boule et garder l’équilibre. Il peut s’il le souhaite, au lieu de prendre son élan, tenter de lancer son pied en étant déjà positionné debout sous la boule, sans élan donc ! Autre élément à prendre en compte, la jambe lancée doit être tendue quand elle arrive vers la boule, souplesse exigée !

 

Les règles :

- La cible est constituée d’un objet mou (peluche en fourrure, ou balle légère par exemple) suspendu au bout d’une ficelle.

- Chaque personne a 3 essais pour tenter d’atteindre la cible à chaque hauteur et le temps imparti est de 3 minutes par essais.

- La hauteur de départ varie en fonction de la catégorie mais elle commence à 152cm pour les juniors filles, et va jusqu’à 198cm pour les hommes adultes !

- La cible est remontée de 10cm par 10cm, sauf vers la fin, lorsqu’au moins 4 concurrents ont été éliminés, elle est alors remontée de 5cm par 5cm. Et ceci, jusqu’à désignation du vainqueur !

- Le gagnant, et lui seul, peut alors, après sa victoire, demander de remonter la cible de la hauteur qu’il souhaite afin de tenter d’établir un nouveau record, il a également 3 essais à chaque hauteur choisie.

 

Les pays gagnants en 2016 :

- Chez les filles juniors : L'Alaska gagne avec 2,29m suivi par l'Alberta du Nord avec 2,24m et 2,18m

- Pour les garçons juniors : Les territoires du Nord Ouest prend la 1ère place avec 2,61m puis en seconde position le Nunavut avec 2,44, et en 3ème place : l'Alaska avec 2,44m également, mais avec 1 coup manqué de plus.

- Chez les femmes adultes : L'Alberta du Nord l'emporte avec 2,36m, suivi du Nunavik au Quebec avec 2,24m, puis L'Alaska avec 2,18m

- Pour les hommes adultes : L'Alaska atteint sans échecs les 2,79m, collés par le Nunavut qui saute à 2,79m avec 2 essais manqués, puis les Territoires du Nord Ouest en 3ème place avec un saut à 2,69m

 

 

Les sports Arctiques, témoignent de la culture et de la tradition des peuples du Grand Nord, la bonne ambiance, et le caractère original de ces sports méritent bien que l'on s'y attarde un peu !

 

 

Sources : http://awg2016.org/en

http://www.myyellowknifenow.com/3537/2018-arctic-winter-games-everything-you-need-to-know/

http://www.arcticwintergames.org/

 

 

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 18:36

Nous y sommes, ce dont nous entendons parler comme un « enjeu environnemental » vient de commencer : la COP 21 a ouvert officiellement ses portes hier après-midi !

 

La cop21, déjà, qu’est-ce que c’est ?

La COP ou « Conference of the parties » se réunit une fois par an depuis 1995.

Tout a commencé il y a fort longtemps avec le début des recherches sur « l’effet de serre » en 1827, il y a presque 200 ans !...

Pour ce qui est des COP, elles prennent leur origine au sommet de la terre qui a eu lieu en 1992, regroupant 131 pays qui ont élaboré 2500 mesures à prendre pour le 21e siècle afin de limiter les quantités de gaz à effets de serre, et par là même, limiter le réchauffement climatique.

50 des pays présents ont donc ratifié ce qui s’est appelé : la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Les pays signataires de cette convention ont convenu de la nécessité de se réunir une fois par an afin d’évaluer la mise en place des mesures citées, et pourquoi pas, de les faire évoluer. Les COP sont nées !

Aujourd’hui ce sont donc 195 états + l’Union Européenne qui seront représentés pour cette 21ème COP qui se tient au Bourget à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

 

Le contexte :

Si nous ne faisons rien, l’augmentation de la température sur terre pourrait atteindre +4, +5, voire +6°C d’ici 2100. Cela peut paraitre peu, mais imaginons nous avec une fièvre de 41, 42 voire 43°C, notre corps serait en complet dysfonctionnement. Il en est de même pour la terre…

Les années les plus chaudes jamais répertoriées sont toutes post 1997… Le climat change, et l’activité humaine en est la principale responsable (et cela a été acté depuis la COP2, en 1996).

Le protocole de KYOTO, conçu lors de la COP3 en 97, devait permettre de réduire de 5,2% les émissions de gaz à effets de serre d’ici 2012 (la réalité : une baisse de 4% a eu lieu). Ce protocole n’a pu être mis en place que 8 ans plus tard, en 2005. Des négociations et des débats très animés ont lieu depuis sa création par les différents pays du monde (chacun voulant faire (ou pas) des efforts, mais pas trop).

A noter que les pays les plus pollueurs ne sont pas vraiment concernés par ce texte :

  • les USA l’ont refusé,
  • la Chine, l’Inde et d’autres pays considérés à l’époque comme « en voie de développement », n’ont pas été assujettis aux mêmes restrictions en termes d’émission de gaz à effets de serre.

Tout cela cumulé, c’est un protocole affaiblit et inefficace qui dicte aujourd’hui la politique mondiale de réduction de gaz à effets de serre.

 

Quelques chiffres :

  • Le réchauffement aujourd’hui c’est déjà +0.85°C sur le globe, soit une « marge de progression » de seulement +1.15°C d’ici 2100.
  • Le niveau des océans a augmenté de 20cm, et pourrait atteindre 1m, engloutissant par la même occasion îles et villes côtières.
  • Avec +2°C de réchauffement climatique, c’est près de 280 millions de personnes qui devront évacuer leurs domiciles envahis par les eaux, avec +4°C, c’est 600 millions de personnes qui seront concernées… La notion de réfugiés climatiques prend tout son sens…
  • Les pays insulaires estiment qu’à moins de limiter le réchauffement à +1.5°C, leurs états seront menacés par la montée des eaux.
  • 1/3 de la banquise Arctique a déjà fondu
  • La Chine, les Etats Unis et l’Union Européenne produisent à eux seuls près de 50% des gaz à effets de serre.
  • La France est le 4e producteur européen de gaz à effet de serre (GES) avec 344 millions de tonnes de CO2 en 2013, loin devant les Pays Bas (165 millions), la Finlande (50 millions) et le Danemark (40 millions)…
  • La production Française de GES est principalement liée au transport routier (28%), et aux diverses industries (29%) (y compris celles productrices d’énergie) à l’agriculture (21%), aux secteurs résidentiels et tertiaires (18%).

Près de 150 pays représentant environ 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre ont déposé leur objectif de lutte contre le dérèglement climatique

L’Union Européenne propose un objectif de long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50 % en 2050 par rapport à 1990 et de zéro émission nette d’ici 2100

 

Quelles sont/seront les conséquences du réchauffement climatique ?

  • Un dérèglement du climat plus ou moins important sur la surface du globe : les écarts entre les saisons sont de moins en moins marqués, les pôles subissent une plus forte hausse des températures, la sécheresse s’accentue dans les zones déjà arides (au Sahel entres autres…), les glaciers finiront par disparaitre, …
  • L’accès à l’eau potable deviendra très compliqué dans certaines régions
  • On a parlé de l’augmentation du niveau des océans mais ils subissent déjà une modification dont on ne mesure pas encore l’ampleur des conséquences : leur acidification. Les animaux marins ne pourront probablement pas tous s’adapter à cette variation aussi rapide de leur environnement …
  • Les évènements climatiques extrêmes sont de plus en plus fréquents (inondations, sécheresses, tornades, etc…)
  • Les ressources alimentaires changent pour l’homme, le poisson ne sera donc pas disponible éternellement, les espèces animales disparaissent de moitié (ceci a déjà commencé), la question des élevages bovins est au cœur des débats (à cause de leur production de gaz à effet de serre), les vignes ne sont pas en capacité de supporter à terme cette modification climatique (c’est le patrimoine viticole qui est en jeu également), de même pour les cacaotiers (une crise de cacao a déjà été évoquée), etc….

Et la liste est encore très longue…

 

Pourquoi la cop21 est elle si importante ?

Parcequ’elle doit impérativement trouver un accord, qui remplacera certainement l’accord de KYOTO qui n’a jamais pu impacter les plus grandes puissances productrices de Gaz à Effets de Serre : les USA, l’Australie et la Chine.

A ce jour, la quasi-totalité des pays a proposé de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, y compris les Etat-Unis qui ont reconnu leur part de responsabilité dans ce phénomène.

Avec les mesures déjà décidées, on se dirige vers une augmentation de +3°C, encore un petit degré et le but sera atteint, il reste 10 jours pour œuvrer.

Un autre des objectifs est de permettre aux pays en voie de développement d’accéder à des technologies plus respectueuses de l’environnement, et leur permettant de continuer à se développer. Pour ce faire, une enveloppe de 100 milliards de dollars doit être constituée dans ce but. Aujourd’hui, 62 milliards sont d’ores et déjà rassemblés.

 

Bien entendu, tout n’est pas encore tout vert, la Chine estime qu’elle doit pouvoir encore se développer avant d'agir entièrement contre les gaz à effets de serre, la Russie ne se sent pas réellement impliquée dans cette situation mondiale, et cet accord, s’il est trouvé aujourd’hui, ne sera vraiment mis en place qu’en 2020… D’ici là, chacun peut agir à son niveau en réfléchissant individuellement à son impact environnemental (quels modes de déplacements j’utilise, quelle est ma façon de consommer, est-ce que j’achète local ou non, etc…).

Nous avons tous le pouvoir de commencer à changer les choses, rappelons le, le secteur résidentiel et tertiaire représente 18% des émissions de gaz à effets de serre (et nous sommes inclus dedans, de part notre habitat, les services que nous utilisons, etc…), et le transport routier constitue 28% de ces émissions : A NOUS D’AGIR !!!

 

A suivre !

 

 

http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/2015/02/13/005-dix-ans-protocole-kyoto-changements-climatiques-bilan-echec.shtml

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/changement-climatique/chronologie.shtml

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/11/04/climat-5-rapports-du-giec-5-chiffres-alarmants_4517326_4355770.html

http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/09/rechauffement-des-grandes-villes-menacees-par-la-montee-des-eaux_4805574_4527432.html

http://overcast.fr/bon-a-savoir/

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Inventaire-des-emissions-de-gaz-a.html

http://fr.euronews.com/2014/09/23/emissions-de-co2-comment-se-situe-leurope-dans-le-monde-/

http://www.notre-planete.info/terre/climatologie_meteo/changement-climatique-consequences.php

http://www.mtaterre.fr/le-changement-climatique/83/Quels-sont-les-principaux-risques

 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 20:09

Bonjour à tous !

 

La fin de l'année approchant à grand pas, ainsi que les fêtes, notre association met les bouchées-doubles et vous annonce trois grandes nouvelles :

En effet, nous ne sommes pas peu fières de vous présenter notre tout premier livre "NANOOK-INUK", rédigé et illustré par nos soins !

Il s'agit d'un conte original d'inspiration Inuit, mêlant aventure polaire et ambiance chamanique, retraçant le destin hors du commun d'un ours pas comme les autres aux confins de la taïga sibérienne...

Déjà disponible sur DECITRE.FR : http://www.decitre.fr/livres/nanook-9782322041961.html, vous pouvez également passer commande directement en prenant contact avec nous sur ce blog ou sur notre site : http://arctiksolo.e-monsite.com/

 

Actu association !

Seconde actualité, tout comme l'année précédente, nous vous proposons à la vente une toute nouvelle gamme de calendriers tout beaux tout neufs dédiés à l'Arctique, avec 13 nouvelles photos de paysages groenlandais ! De quoi voyager avec nous toute l'année 2016 !

N'hésitez donc pas à passer commande, ils sont au prix de 10 euros pièce.

Actu association !

Et enfin, dernière actu du moment, nous donnerons le 13 Novembre prochain en Savoie (cf. affiche) une conférence sur le thème... de l'Arctique bien entendu !

Au programme, présentation générale des aspects géographique et historique pour commencer.

Puis nous aborderons le sujet délicat du réchauffement climatique et de ses nombreuses conséquences sur ces régions à l'équilibre fragile. Enfin et surtout, nous nous interrogerons ensemble sur l'avenir de ces peuples autochtones face aux bouleversements qui les menacent.

Nous vous y attendons nombreux, autour d'une bonne tisane Inuit, afin d'échanger avec vous sur ce sujet qui nous est cher.

Vous trouverez également sur place nos livres et calendriers à la vente.

 

 

Actu association !

A bientôt pour de nouvelles aventures polaires !

Amandine & Mélissa.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:18

 

Apparition de gouffres géants au Yamal

Tout au Nord-Ouest de la Russie, en Sibérie, se trouve la péninsule du Yamal. Littéralement et en langue locale, ce mot signifie "fin de la Terre". C'est donc aux confins de ce territoire reculé et habité par les Nénètses, qu'il y a un an environ, de mystérieux cratères ont été découverts dans le sol.

Un seul au début, de quatre-vingt mètres de large et d'une profondeur estimée à soixante-dix mètres environ, qui avait été repéré à quelques dizaine de kilomètres seulement de la première zone d'exploitation de gaz gérée par Gazprom, à Bovanenkovo. Depuis remplies d'eau, d'autres gigantesques crevasses se sont petit à petit formées dans le même secteur, au nombre de six sur cette même péninsule, mais également dans le nord de la région de Krasnoyarsk, près de la péninsule de Taimyr, toujours en Russie.

En réalité, selon les scientifiques et d'après les images satellites recueillies, d'autres cavités plus restreintes certes, mais très nombreuses (une vingtaine) se sont dores et déjà formées dans cette région de l'Arctique ces dernières années, et cela n'est pas près de s'arrêter là...

Les chercheurs, qui avaient d'abord cru à un impact de météorite, lors de la découverte du tout premier trou, ont finalement dû conclure à une probable explosion souterraine, phénomène en pleine expansion et très certainement lié au changement climatique ainsi qu'à la composition un peu spéciale de ce sous-sol, riche en sel car autrefois recouvert d'une immense étendue d'eau salée.

En effet, sous l'effet d'un réchauffement conséquent dans ces zones au climat sensible, le sol qui était jusque là gelé en profondeur tout au long de l'année, autrement dit le permafrost, a déjà commencer à fondre, libérant ainsi de nombreux gazs toxiques (méthane principalement) jusque là enfermés dans la glace. D'énormes quantité de gaz donc qui, en s'échappant, laissent place à ces trous béants dans le sol, défigurant le paysage de façon impressionnante.

Il semblerait d'ailleurs qu'à moyen-terme, ces différents gouffres s'élargissant et se rejoignant, fusionneront ainsi en un, ou plusieurs lacs.

Cependant, des investigations plus poussées seraient nécessaires pour plus de précisions. Malheureusement les risques pour les scientifiques qui étudient ce phénomène sont trop importants en raison des émanations toxiques et des dégazements imprévisibles qui rendent toute étude sur le terrain extrêmement dangereuse.

 

Sources images :

lemonde.fr

tf1.fr

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 15:27

 

 

ARCTIQUE ET TAUX DE SUICIDE RECORD CHEZ LES JEUNES

 

 

Connu pour être un peuple d'une grande gaïté et ce en toutes circonstances, les Inuit cachent pourtant bien leur jeu car sous leurs sourires affichés se dissimulent un mal profondément ancré : la dépression ?

Jean Malaurie nous le disait dans ses "derniers rois de Thule", il s'agit en réalité d'un peuple dépressif.

De nombreux facteurs sont en cause, on pourrait notamment accuser les longs hivers polaires ou quatre mois de nuits interminables qui mettent à mal le moral des troupes en permanence. On peut également parler d'"hystérie" polaire, lorsque la tension monte et les cris explosent dûs à des conditions particulièrement rigoureuses, une situation très fréquente et surtout observée chez les femmes. Autrefois soignées à coup de bromure (par les blancs), ces crises conduisaient le plus souvent au meurtre, puis au suicide il est vrai.

La régulation démographique culturelle de ces peuples, où le vieillard sait laisser sa place lorsqu'il n'est plus d'aucune utilité au groupe, la promiscuité, les famines, et les conditions climatiques extrêmes décrites dans les ouvrages datant des années 50/60/70 apportent une explication de plus à ces accès de folie récurrents. De plus, sans avoir réellement peur de la Mort elle-même, les Inuit craignaient surtout et craignent encore les mauvais esprits tant redoutés que seul le chaman sait amadouer...

Mais alors, avec l'arrivée de la vie moderne, du confort, du réchauffement et raccourcissement des hivers, l'arrivée du christiannisme etc... comment se fait-il que le taux de suicide ne diminue pas en Arctique, mais qu'au contraire il ne cesse d'augmenter chaque année ?

De nombreuses études ont été menées tentant d'apporter des réponses à ce phénomène de plus en plus inquiétant et qui continue à prendre de l'ampleur.

En effet, les chiffres parlent d'eux mêmes :

En 2013, on recensait un taux de suicide 50 fois plus élevé chez les Inuit que dans le reste du monde,

au Nunavut, ce taux est 13 fois et demi plus élevé que dans le reste du territoire canadien et ne cesse d'augmenter,

il est trois fois plus élevé en Alaska que dans le reste des Etats-Unis,

et au Groenland on dénombre en moyenne un suicide par semaine.

Or, si autrefois le suicide et les meurtres concernaient jeunes et vieux indifféremment, aujourd'hui se sont les jeunes gens qui sont clairement les plus touchés :

"Chez les Inuits du Nunavut, le taux de suicide est si élevé, particulièrement chez les jeunes, qu’il est l’équivalent de la perte d’une classe et demie d’étudiants chaque année pour une population de 27 000 personnes" (Le Bulletin de l’organisation nationale de la santé autochtone, novembre 2004).

On note également une corrélation entre suicide et vie autochtone, qui se vérifie d'ailleurs dans toutes les autres éthnies indigènes de par le monde : "le taux de suicide chez les autochtones, pour tous les groupes d'âge, est environ trois fois plus élevé que dans la population non autochtone [...] Les cas de suicide chez les jeunes autochtones de 10 à 19 ans sont cinq à six fois plus nombreux que chez les non-autochtones du même âge" nous dit la commission royale canadienne sur les peuples autochtones.

Parmi les raisons possibles, l'arrivée soudaine de la modernisation qui au lieu de soulager les populations autochtones par plus de "confort", n'a fait que les éloigner de leurs valeurs et leurs croyances, créant également un fossé entre les générations.

Sortis de leur vie nomade certes rude mais ancestrale, faite de chasse et de pêche, de cueillette à la belle saison, de déplacement en traineaux à chiens, de regroupement par famille, de rites chamaniques agissant comme de puissants liants intergénérationnels, les Inuit d'aujourd'hui et notamment les adolescents ont bien du mal à trouver leur place dans cette nouvelle société à laquelle ils ne sont pas encore adaptés.

Rappelons que ces communautés sont toujours largement tributaires des allocations et subventions que leur état veut bien leur allouer et que le taux de chômage est très important dans ces communautés autochtones, environ deux à trois fois élevé que chez les populations non autochtones d'un même territoire ! Il en est de même concernant le taux d'échec scolaire et d'incarcération.

Les jeunes désoeuvrés auxquels on renvoit une image américanisante du monde finissent par ne plus savoir quel exemple suivre, celui de la télévision ou celui de leurs ancêtres.

Comment se faire une place dans une société qui nous impose ses idées, et dont l'on n'a pas eu le temps d'adopter tous les codes ?

Un véritable problème de société auquel de nombreuses organisations locales tentent de remédier. Il semblerait d'ailleurs qu'en impliquant d'avantage les jeunes dans la vie de leur villages, par une participation active artistique ou associative, des résultats plutôt positifs se feraient ressentir.

 

Aujourd'hui tous les pays de l'Arctique touchés par le problème (Canada, États-Unis, Norvège, Suède, Finlande, et peut-être même la Russie ?) ont donc tiré la sonnette d'alarme et ont récemment décidé de lancer une vaste série d'études sur le terrain, visant à établir des causes précises à ce taux de suicide grandissant afin d'enrailler ce phénomène dramatique.

Il s'agissait justement du sujet principal évoqué lors du symposium circumpolaire du conseil de l'Arctique 2015 qui s'intéressait cette année au bien être mental des populations autochtones dont voici un extrait :

"Le but ultime est de permettre à l'ensemble des communautés des États de l'Arctique d'apprendre l'une de l'autre sur les pratiques exemplaires en matière de bien-être psychologique et d'explorer des façons de mettre en œuvre ces pratiques de manière appropriée au sein des communautés concernées."

Dans l'espoir que ces multiples recherchent aboutissent à une meilleure évolution pour ces peuples en dérive...

 

 

Sources :

http://www.lapresse.ca

http://www.ledevoir.com

http://agora.qc.ca/thematiques/mort/Dossiers/Inuits

http://ici.radio-canada.ca

http://www.cihr-irsc.gc.ca.

Dessin original signé Annie Pootoogook,

tiré de l'article http://mimiaununavik.blogspot.fr/2015/03/le-suicide-chez-les-inuits.html

 

 

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:27

 

LES "PETITS PEUPLES" DU NORD DE LA RUSSIE

 

C'est sous ce nom que l'on désigne la quarantaine de petits peuples autochtones vivant en arctique russe, et notamment en Sibérie. Le terme "petit" faisant référence à la population toujours plus restreinte de ces tribus, pour la plupart d'ailleurs en voie d'exctinction. Bien trop méconnues encore à ce jour, voici donc un petit listing de ces populations minoritaires, histoire d'y voir clair.

On compte en tout 19 ethnies distinctes, classées par régions et par langages. On peut ainsi les subdiviser en 3 grandes familles : ouralo-sibérienne, altaïque et déné-caucasienne.

La famille ouralo-sibérienne, pour commencer, est la plus ancienne de Sibérie. Elle occupe une place importante dans le nord de la Fédération de Russie. Elle se divise en 5 familles : finno-ougrienne, samodie, youkaghire, eskaléoute et luorawetlane (ou tchoukotko-kamtchatadale) :

  • La famille finno-ougrienne se subdivise en 2 branches : fennique avec les Sâmes en Scandinavie, et ougrienne avec les Khantys et les Mansis en Sibérie occidentale.

  • La famille samodie (anciennement samoyède) compte 4 ethnies au Nord-Ouest de la Sibérie : les Énetses (environ 300 individus seulement aujourd'hui), les Nénetses qui sont la minorité majoritaire de ces peuples avec près de 40000 individus, les Nganassanes (environ 800 personnes) et, plus au sud, les Selkoupes bien peu nombreux également.

  • La famille youkaghire ne compte plus que 2 ethnies totalisant chacune moins de 800 individus : les Youkaghirs et les Tchouvantses en extrême Orient Russe.

  • La famille eskaléoute est établie à la fois en Asie et en Amérique, mais c'est sur le continent américain qu'elle connaît sa plus grande expansion avec 2 peuples emblématiques de l'Arctique : les Eskimos Yupik (Inuit de Sibérie et d'Alaska au nombre de 25000 environ) et les Aléoutes (quelques 2000 personnes de nos jours).

  • La famille luorawetlane fit partie pendant longtemps d'un ensemble hétéroclite appelés "langues paléo-asiates". La branche compte 4 ethnies ressortissant au monde polaire : les Alioutors, les Koriaks (officiellement 8700 personnes), les Kéreks et les Tchouktches (encore près de 15000 aujourd'hui), toutes situées au Tchoukotka et au Kamatchatka. Pour la petite histoire, les Kéreks ont longtemps été assimiliés aux Tchouktches, et ne seraient plus aujourd'hui que 4 !

La grande famille altaïque s'étant sur un vaste territoire Nord oriental, et est représentée dans l'Arctique sibérien par 2 familles : les langues turques parlées par les Yakoutes et les Dolganes, et les langues toungouzes parlées par les Évènes et les Évenks (36000 âmes à eux seuls). Notons que les Yakoutes (ou Sakhas) ne sont pas considérés comme une minorité car la population comptait encore 382.000 individus en 1989.

La grande famille déné-caucasienne, dont la seule famille arctique est dite yénisséïenne , est représentée par 6 petites tribus (les Kets, les Youges, les Kottes, les Arines, les Assanes etle Poumpokole) toutes quasi disparues ou en voie d'exctinction sérieuse et réparties sur un territoire occupant quasiment tout le centre du pays, du Nord au Sud.

Il est bon de rappeler que la plupart de ces peuples sont en voie d'exctinction et qu'ils gardent, malgrès une pression toujours plus grande, leur mode de vie le plus traditionnel possible fait de nomadisme, de croyances animistes et chamaniques, de pêche et d'élevage de rennes pour beaucoup d'entre eux. Conscients de leur situation critique, ils se font représentés politiquement pour faire valoir leurs droits dans leur pays. Le Secrétariat des peuples autochtones du Conseil de l’Arctique (IPS – Arctic Council Indigenous People’s Secretariat) a ainsi pour mission de soutenir les organisations internationales des peuples autochtones, qui ont le statut de participant permanent au grand Conseil de l’Arctique. Citons notamment le RAIPON : Russian association of indegenous people of the North. Mais de nombreuses autres organisations internationales existent afin de soutenir et de représenter au mieux les droits de vie de ces populations en danger, aux cultures anciennes et riches.

Sources : "Le monde polaire - Mutations et transitions" et gitpa.org
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 21:38

Quand 2 groenlandais découvrent la France pour la première fois !

 

 

Tel est le thème d’INUPILUK !

 

Réalisé à l’initiative de Nicolas DUBREUIL, INUPILUK est parti de l’envie commune avec ses deux amis Groenlandais de leur faire découvrir notre pays ainsi que notre mode de vie qui diffère complètement de tout ce qu’ils ont pu connaitre jusqu’alors.

Ce film au ton léger, à la fois familial, intimiste et authentique raconte de façon sincère l’arrivée en France de Olee et Adam en provenance directe du Groenland, de Kullorsuaq (petit village de 400 habitants de la région d’Upernavik, au nord du Groenland)

Tourné sans artifices avec de nombreuses scènes prises « sur le vif », ce court métrage, nous ouvre les portes de l’étonnement et de la surprise dont ont pu témoigner Olee et Adam, accueillis ici par Thomas et Thomas, deux amis Français ne parlant pas l’Inuktitut !

Ces 2 Inuit, qui jouent leur propre rôle, n’avaient jamais pu se baigner dans la mer (puisque trop froide chez eux !), ils n’avaient pas vu d’autres animaux que ceux qu’ils peuvent trouver sur le sol Groenlandais, et bien sûr, ils n’avaient jamais visité de grandes métropoles comme on en a ici. Une autre chose qu’ils souhaitaient faire en venant en France, découvrir nos forêts. Rappelons-nous que les arbres ne poussent pas sous leurs hautes latitudes…

Avec humilité et sans être voyeuristes, nous passons un moment au côté des deux Thomas et Olee et Adam qui se rencontrent pour la 1ere fois.

Ces moments d’échanges sont teintés d’humour et mettent en avant les relations humaines qu’il est possible d’entretenir en compagnie de personnes avec qui on ne partage pas la langue. Ceci n’empêche par ailleurs pas le film de partager des émotions et beaucoup de vie.

Si vous souhaitez entendre un peu d’inuktitut, c’est le moment, foncez dans les salles où est en programmation ce charmant court métrage, vous ne serez pas déçus !

Il a été réalisé avec des moyens humains assez limités afin de ne pas entraver l’authenticité de ce qui est partagé ici et maintenant.

Vous trouverez sa programmation sur allo ciné dans un certain nombre de salles : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=235668.html.

 

Pour en avoir un aperçu, rdv ici : https://www.youtube.com/watch?v=TPHPqLdfI80

 

Il s’adjoint à une présentation de leur autre volet tout aussi intéressant qui inversera complètement la situation puisque c’est thomas et thomas qui partiront à Kullorsuaq pour découvrir la vie Groenlandaise. On peut aisément imaginer le dépaysement et les différences de modes de vie qu’ils vont découvrir !

 

 

Pour suivre l’avancée de ce film qui s’appelle « Voyage à Kullorsuaq », rendez-vous sur leur site : http://www.voyageakullorsuaq.com/ et bien entendu, nous vous en reparlerons en temps voulu !

Les personnages sont joués par : Thomas Blanchard et Thomas Scimeca (comédiens), ainsi que Olee Eliassen et Adam Eskildsen, dans leurs propres rôles !

Bon visionnage.

 

 

Sources images :

http://www.cinemas93.org/actu/inupiluk-tournee-continue

http://www.ufo-distribution.com/catalogue/inupiluk-le-film-que-nous-tournerons-au-groenland/

http://fr.ulule.com/inupiluk/

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 14:39

 

Il y a presque 40 ans de cela, dans une contrée lointaine :

 

« la sueur coule de moi ».

Alors qu’il entend ses chiens éparpillés aboyer au loin, Naomi rédigeait ses impressions depuis l’intérieur de sa tente où il s’était installé…

« Dehors, je peux entendre l’ours ouvrir les provisions : le pemmican *, la viande de phoque gelée, un seau d’huile de baleine… Puisse-t-il être satisfait avec ça ! Je prie silencieusement… »

Mais l’ours polaire n’est pas satisfait.

« Tournant autour de la tente, il commence à déchirer le fragile nylon avec ses grandes griffes et grogne si bruyamment que je retiens littéralement ma respiration. 
Une nouvelle terreur me saisit lorsque la paroi intérieure de la tente se bombe et que je sens la poussée du nez de l'ours contre mon dos.
La chair humaine vivante est plus savoureuse que le pemmican ou la viande gelée.
Il a senti mon odeur, c'est fini pour moi. Et soudainement, inexplicablement, l’ours s’en va. Après un dernier reniflement vers la tente, il part, le bruit de son pas lourd diminue lentement et se termine par un dernier silence. »
Greenland-2011-Naomi-Uemura-mountaineer-stamp.jpg
Naomi UEMURA décide, à l’âge de 37 ans, de partir le 5 mars 1978 sur les traces du grand explorateur PEARY qui, en 1909 déclare avoir atteint le pôle nord après 800km de trajet. En ce qui concerne PEARY, son exploit est depuis toujours controversé (bien que reconnu officiellement), puisqu’il n’a pu apporter la preuve de son arrivée au pôle, de nombreuses données réduisant fortement sa crédibilité.

1000px-Lincoln_Sea_map-fr.svg.pngAinsi, parti du cap Columbia, à l’extrême nord du canada, Naomi prend la direction du pôle nord, chargé de près de 450kg de matériel, accompagné de 19 chiens de traineau. Il sera le premier à atteindre son objectif en solitaire au bout de 57 jours dans des conditions difficiles. Bien entendu, son mérite est minimisé par certains puisqu’il s’est fait livrer par avion des denrées alimentaires régulièrement le long de son voyage.

Cependant, n’est-il pas parti seul ? Si.

N’a-t-il pas atteint réellement le pôle ? Si, ce qui ne fut pas le cas de son confrère 69 ans plus tôt qui se serait arrêté à 40km de son objectif.

N’est-il pas le premier à avoir réalisé ce double exploit ? Et bien si, encore une fois.

Cet homme mérite sa renommée. Non pas guidé par la soif de gloire ou de reconnaissance, il part avec l’objectif de repousser toujours plus les limites du corps humain et du matériel. Souvent guidé par l’admiration qu’il porte à ses prédécesseurs, il n’hésite pas à emprunter les même trajets.

Réputé pour avoir gravi seul l’Aconcagua (le plus haut sommet des Andes qui culmine à 6962m), tout comme le Kilimandjaro (5891m en Tanzanie) et le Mont Mckinley (6194m en Alaska) qu’il gravira par ailleurs à deux reprises : en été, et en hiver où il décèdera en 1984 en redescendant.

Ce journaliste japonais, féru de montagne et Uemura-Booklet-Photographd’alpinisme, est né en 1941 au Japon où il ne se fait pas vraiment à la vie en société. Il s’installe quelques années dans les Alpes où il apprend et perfectionne ses techniques de montagne. Même si ses exploits ne sont pas uniquement polaires, ce jeune homme a tout de même réalisé la traversée du Grand Nord Canadien (12.000km en traineau), ainsi que la traversée du Groenland du Nord au Sud, et a vécu une année auprès des Inuit de Thulé où s’est bien intégré ! Ce séjour lui aura d’ailleurs permis d’apprendre des techniques ancestrales comme la conduite de traineau à chien par exemple.

Ce grand homme aura eu la chance immense de fêter ses 43 ans au sommet du Mont McKinley avant que l’on perde définitivement toute trace de vie de lui lors de sa redescente. Même si son corps n’a jamais été retrouvé après près d’un mois de recherches, Naomi UEMURA est reconnu comme un explorateur et un grimpeur méritant les hommages qui lui ont été témoignés. Il a même été nommé membre d’honneur de la Société Arctique Française.

 Sur son carnet de voyage, on peut lire à la fin : « Pour la première fois, un homme a atteint le pôle Nord, seul. »

1111_IBlock_097_xgaplus.jpg * Pemmican : (viande séchée en poudre mélangée à des fruits secs, pouvant se conserver de nombreuses années, souvent utilisé dans les expéditions polaires de l’époque)


Sources :

Livre : expeditions atlas – National Geographic.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Uemura

http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%B4le_Nord

http://www.everesthistory.com/climbers/naomiuemura.htm

http://www.people.com/people/archive/article/0,,20070742,00.html

http://transpolair.free.fr/explorateurs/uemura/uemura.htm

https://www.youtube.com/watch?v=eC7DubqDqxU

 

Images :

http://www.mountainstamp.com/Mountaineers/Naomi%20Uemura.html

http://rogallery.com/Category/photos/naomi_uemura-booklet.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cap_Columbia

http://stock.irablock.com/media/95931458-e3d6-11e0-9efe-27691253a93f-japanese-explorer-naomi-uemura-at-the-north-pole

 


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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:31

 

 

 

LE PHOQUE DU GROENLAND :

phoque-0658.JPG

 

Animal emblématique de l'Arctique, voici donc un petit descriptif de ce mammifère marin de la famille des phocidés, également appelé phoque à selle du fait de la tâche sombre que les adultes portent sur le dos. En réalité, son nom complet scientifique est : Pagophilus groenlandicus; du grec Pagos qui signifie glace, et philos qui veut dire aimer. Littéralement donc, celui qui aime la glace.

Et on peut dire qu'il porte bien son nom ! La glace est effectivement son lieu de vie principal. Il se reproduit, mue, se repose et prend le soleil sur la banquise une grande partie de l'année, passant le reste de son temps au large des côtes groenlandaises et du nord-est du Canada. Le phoque groenlandais peut ainsi migrer sur plus de 3000 kilomètres !

 

Ces phoques vivent en communauté, à l'exception des vieux mâles solitaires, et sont exclusivement carnivores puisqu'ils se nourrissent surtout de poissons (ou de krill pour les plus jeunes, que l'on appelle blanchons).mabepho2.jpg

 

Leur pelage s'assombrissant avec l'âge, on reconnaît donc aisément un vieil adulte à sa selle particulièrement noire, et les jeunes à leur couleur blanc/jaune caractéristique, proche de celle des ours polaires.


 

Le phoque est une proie particulièrement convoitée par de nombreuses espèces animales de l'Arctique (ours, orque et requin) car son imposante masse graisseuse en fait un apport parfait sous ces lattitudes glacées. L'Homme bien entendu fait également partie de ceux qui le chasse. De moins en moins répandue aujourd'hui, mais toujours aussi ancrée dans la culture groenlandaise, la chasse traditionnelle au phoque était pourtant jusqu'à peu, la principale source d'alimentation des Inuit. En effet, chez le phoque rien ne se perd, de sa fourrure jusqu'à ses tendons, tout est utilisable. De plus il est une proie facile car le phoque, pas très bon nageur contrairement à sa réputation, ne peut rester sous l'eau qu'une quinzaine de minutes maximum. Il lui faut donc garder un trou d'eau libre, qu'il entretient au milieu de la glace pour y respirer régulièrement. Il suffit donc pour qui sait attendre de se poster au bon endroit, au bon moment !

 

Pour autant, il n'est pas encore classé parmi les espèces en voie d'exctinction, sa chasse ayant été réglementée par quotas (très critiqué cela dit). Et son cycle de reproduction ne semble pas encore trop affecté par le réchauffement climatique.

Les adultes se reproduisent donc de 3 à 6 ans, et ne mettent au monde qu'un seul petit à la fois, qui naît d'ailleurs sans quasiment aucune couche de graisse et apprend à nager en une dizaine de jours à peine (!), correspondant à la fin de son sevrage.

 


 

Sources :

http://www.dfo-mpo.gc.ca

http://aequoanimo.com

 


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